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Les aéroports, pour le meilleur et pour le pire
La saturation du trafic en cause
Chaque année, le site Airhelp recueille les avis des globetrotteurs pour connaître leur expérience des aéroports. Les critères se rapportent à la ponctualité, boutiques, restaurants, informations aux passagers, efficacité, accueil, etc. Il en ressort un classement sur un total de 250 aéroports dans le monde sur environ 4’000 avec les dix meilleurs et les dix pires.
Si beaucoup de ces destinations sont très populaires, certains aéroports qui les desservent ne s’adaptent pas toujours à hausse la demande qui implique des révisions permanentes des infrastructures et de la formation du personnel. .
Dans son sondage, Airhelp a sélectionné cinq critères principaux qui sont la ponctualité (comptant pour 60% du score), le personnel de l’aéroport, le temps d’attente, l’accessibilité et la propreté.
Du pire au meilleur : Les votes sur les 10 pires aéroports ont placé en tête Tunis-Carthage (Tunisie) pour ses retards fréquents, ses longues files d’attentes, ses infrastructures déficientes et ses carences d’informations aux passagers. Rhodes (Grèce) arrive en seconde position auquel les passagers reprochent l’encombrement des halls, la lenteur des formalités d’enregistrement et un sentiment général d’infrastructures vétustes faisant tache à la popularité touristique de l’île. Viennent ensuite Saigon (Ho-Chi-Minh Ville, Vietnam), Héraklion (Grèce), Hurghada (Egypte), Antalya (Turquie), Lisbonne-Delgado (Portugal), Dalaman (Turquie), Hanoï (Vietnam) et Charm el-Cheikh (Egypte).
En tête des meilleurs aéroports arrive celui du Cap (Afrique du Sud)
Outre le côté spectaculaire d’un atterrissage avec au second plan la montagne de la Table et ses vignobles, c’est un aéroport jugé accueillant, sympa, cool sans stress, fluide, bref, rien à dire. Le second sur la liste est celui de Doha (Qatar). On le juge chic et donnant l’impression d’entrer dans palace. Il est aussi en tête du classement pour ses restaurants et les boutiques de même que pour le large éventail des vols qui en décollent. Viennent ensuite Riyad (Arabie saoudite), Brasilia (Brésil), Mascate (Oman), Panama, Durban (Afrique du sud), Salt Lake City (USA), Bergen (Norvège) et Damman (Arabie saoudite).
Réflexion : Airhelp révèle que l’avis des clients compte pour 20 % du score. Qui décide des autres 80% qui restent. ? Le service de livraison des bagages est un aspect qui mériterait d’être un critère à part entière. 250 aéroports sur 4’000 est un maigre éventail. Il exclut, par exemple, l’aéroport de Londres-Stansted jugé par plusieurs autres médias comme l’un des pires au monde. 75,5 % des vols au départ comme à l’arrivée, subiraient régulièrement des retards. A noter que cet aéroport, favori des compagnies lowcost, accueille 28 millions de passagers annuels sur une superficie de seulement 9,6 kilomètres carré. Impossible de trouver où s’asseoir en période de forte affluence
D’autres sites ont aussi leurs hit-parades des aéroports comme, par exemple, Skyrefund, pour qui le meilleur aéroport est celui de Copenhague ou encore STS Aviation, qui place Doha au premier rang et Singapour au second. Du côté des pires figure, par exemple, l’aéroport international Hartsfield-Jackson d’Atlanta avec 108 millions de voyageurs annuels. Cette surpopulation constante des terminaux entraînât de nombreux problèmes de gestion des bagages, avec plus de 35.000 recherches annuelles de bagages perdus.
Reflexion : Le transport aérien était autrefois coûteux, et la plupart des gens ne prenaient l’avion qu’une ou deux fois par an. Les compagnies aériennes à bas coûts ont complètement changé la donne il y a 20 ans. Le nombre de passagers est passé de 2 milliards à près de 10 milliards aujourd’hui et l’adaptation nécessaire des infrastructures aéroportuaires n’est pas parvenue à suivre cette croissance exponentielle fulgurante du trafic aérien. Comment ne pas se préoccuper des conséquences pour le climat.
Gérard Blanc
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