JE PARS À LA DÉCOUVERTESarlat-la-Cadéna, ville de caractère du Périgord
Ballade du temps jadis dans le Périgord Noir
S’il est un site à découvrir, c’est bien la ville de Sarlat-la-Cadéna qu’on appelle la capitale du Périgord Noir. Tout en se plongeant dans son passé, on profitera de sa convivialité gastronomique légendaire.
Au 9ème siècle, des moines bénédictins décidèrent de s’installer dans ce village entouré de collines, choisi pour le passage du ruisseau La Cuze (aujourd’hui souterrain), qui leur garantissait un minimum de confort.
L’abbaye qui avait été construite sur le site de l’enclos abbatial, a été détruite au 12ème siècle et remplacée par la cathédrale de Saint-Sacerdos, après de multiples réfections jusqu’au 17ème siècle. Les quelques 500 ans consacrés à cette rénovation s’expliquent par les deux grandes guerres, celle de Cent Ans et celle entre protestants et catholiques. On se réservait l’argent plus pour la guerre que pour la religion… Aujourd’hui, il arrive que des ouvriers de compagnonnages comme, par exemple, des tailleurs de pierre ou des bâtisseurs de cathédrales viennent se charger de son entretien.

Parmi les attrayantes découvertes de Sarlat figurent en premier lieu les chefs-d’œuvres architecturaux des maisons à colombage qui sont parfois des mélanges de styles, à la fois médiéval et Renaissance. De bons exemples sont le Manoir de Gisson révélant des histoires de familles nobles et d’intrigues médiévales, ou encore, sur la place Peyrou, la maison construite par Antoine de La Boétie où naquit son célébré fils, l’écrivain Etienne de la Boétie.
Derrière la cathédrale se dresse l’énigmatique Lanterne des morts que les habitants appellent le « suppositoire de Gargantua ». Il s’agit d’une tour dont on ne sait toujours pas vraiment pourquoi elle a été construite. Plusieurs hypothèses ont été articulées, comme celle d’une chapelle funéraire ou d’une tour mauresque.
Le marché : Les mercredis et samedis, tout au long de l’année, l’animation bat son plein au marché de Sarlat et régale les gourmands d’une palette de bonnes choses régionales. Aux aurores, les exposants habitués ne manquent pas de se taper la cloche avec du saucisson et un bon coup de Bergerac pour débuter la journée. On y trouve, bien entendu, du foie gras, mais aussi des saucissons, des fromages, du vin, des fruits et légumes (en premier lieu des fraises en sdaison), etc. Le bio est omniprésent. Le fin du fin est de s’installer à la terrasse du restaurant Pélégris pour y déguster un menu de foie gras.
L’ancienne église Sainte-Marie a connu de nombreuses attributions après avoir été désacralisée lors de la Révolution française de 1789. Elle a partiellement été détruite pour récupérer les pierres, et a été transformée en boulangerie, en usine à salpêtre, en commerce de charbon et même en bureau de poste avant d’être classée aux Monuments historiques et enfin être transformée en marché couvert par l’architecte Jean Nouvel en 2001.
Les remparts de Sarlat et avec leurs tours médiévales imposantes rappellent l’importance stratégique de la ville au cours des siècles passés.
Texte Gérard Blanc et Erika Bodmer
Photos © Gérard Blanc
Infos pratiques
Renseignements
Sarlat Tourisme : sarlat-tourisme.com
Manger
Pélégris, Ferme-auberge La Garrigue, Les Chevaliers de la tour
Dormir
La demeure ders remparts, La manoir Majoral, la Maison du notaire de Royal
Conseil
Sarlat est une ville très visitée et, on s’en doute, surtout en plein été. Si vous le pouvez, préférez la morte saison. Si vous arrivez en voiture, ne cherchez pas à entrer à Sarlat, surtout les jours de marché : anticipez en trouvant un parking dans les boulevards périphériques ou sur la place Salvador Allende. Du 16 novembre au 31 mars, le stationnement est gratuit.




