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Uber et Lyft : Grèves massives des chauffeurs aux USA le 8 mai 2019

Le 8 mai 2019 à midi, les chauffeurs d’Uber se sont donné rendez-vous devant le siège de la société étatsunienne à San Francisco, venus de sept villes américaines à l’occasion d’un débrayage massif de deux heures. Plusieurs syndicats de conducteurs de Los Angeles et de Chicago prendront part au mouvement. Les chauffeurs du concurrent immédiat d’Uber, à savoir Lyft, feront de même auprès de leur direction.

La goutte qui a fait déborder le vase a été l’annonce de l’entrée en bourse du géant à hauteur de 90 milliards de dollars accumulés par le géant du VTC tandis que les rétributions à l’heure des chauffeurs sont, en moyenne, entre 7 et 11 dollars de selon les villes des USA.

« L’introduction en bourse très attendue d’Uber mettra des millions de dollars dans les poches des dirigeants, mais les conducteurs, qui sont au cœur du service de l’entreprise, ne recevront rien », déplore Shona Clarkson, membre de Gig Workers Rising, un collectif de San Jose (Californie).

Les chauffeurs Uber ont quatre revendications principales, à savoir un salaire minimum vital, des décisions prises en toute transparence par la direction, des avantages sociaux ainsi qu’un porte-parole qui puisse prendre part aux décisions prises par les dirigeants.

Uber se réfugie derrière l’argument  que les conducteurs  ne sont pas des salariés, mais des entrepreneurs, et qu’à ce titre, il est difficile pour la société de leur octroyer des droits traditionnels, comme des congés payés ou une assurance. La position de la firme reste pour l’instant figée : « Nous pensons que les conducteurs sont des contractants indépendants, car ils peuvent notamment choisir si, quand et où fournir des services sur notre plateforme. Ils peuvent aussi exercer pour des plateformes concurrentes. »

Comme pour le cas de Ryanair, qui a dû subir des grèves importantes et a été obligé à entrer en matière quant aux revendications de ses employés, seuls les décrochages pourront avoir raison du système esclavagiste sournois qui s’est installé aux USA et irradie dans le reste du monde.

Même les candidats à l’élection présidentielle américaine se sont exprimés comme, par exemple, le démocrate Bernie Sanders, qui a déclaré en substance  « C’est un scandale d’entendre qu’Uber et Lyft déclarent leur impossibilité d’augmenter les revenus de leurs employés alors que, par exemple, le PDG d’Uber  gagne 50 millions de dollars par mois et que les chauffeurs d’Uber et de Lyft doivent travailler entre 70 et 80 heures par semaine pour boucler leurs fins de mois».

 

Sources : Washington Post, The Independant, Clubic.com,  Businessinserder.

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