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Bourgogne, des nuits de délice

Il suffit d’évoquer l’un ou l’autre village se situant entre Dijon et Beaune pour que le coeur s’emballe de bonheur en imaginant les grands crus qui y sont vinifiés avec amour. Pourquoi ne pas consacrer un week-end à la détente et à la gastronomie?

A défaut d’être une experte en vins, je m’étonne chaque fois que j’entends parler de cette région de constater qu’autant d’appellations illustres soient présentes dans si peu de terrain. Gaston Ravaut, vigneron de père en fils à Ladoix-Sérigny, m’a bien expliqué la chose. Il n’y a que deux cépages dans la région: le pinot noir pour les rouges et le chardonnay pour les blancs. Mais alors, comment se fait-il qu’on ait autant de vins différents avec autant de bouquets et de saveurs? «C’est uniquement le terrain», conclut Gaston Ravaut. C’est ce qui explique que certains Clos-Vougeot ou Vosne-Romanée proviennent parfois de petites parcelles. J’ai aussi appris qu’en-dessous de la route nationale, qui agit un peu comme une limite naturelle, nous avons les appellations village et qu’au-dessus, ce sont celles de premier cru et, plus haut, de grand cru.

Nous étions venus pour le vin, bien sûr, mais aussi pour découvrir une région, et ce fut un vrai bonheur. La première surprise fut celle de cette petite ville de Nuits-Saint-Georges, un bourg bien bourguignon avec sa tour de l’horloge, ses maisons anciennes, sa petite place animée de jets d’eau, le tout très fleuri. Mais il y a une foule de choses à voir dans la région, et ne vous laissez pas submerger par les visites de caves du coin et les dégustations, sinon votre week-end sera passé et ne vous aurait pas laissé découvrir les autres sites qui méritent pourtant de s’y attarder.

Sans vouloir trop compliquer les choses, osez une échappée vers les coteaux de l’ouest, vers les villages de Villars-Fontaine, Pernand Vergelesses, Arcenant ou encore Fussey. Vous serez émerveillé par les paysages bucoliques et enchanteurs faits de vignobles (il s’entend), mais aussi de bosquets, de ruisseaux, de ponts de pierre et de villages parfois anciens émergeant de derrière un vallon: un vrai repos pour les yeux.

Incontournables hospices
Je mentionnerais d’abord le Cassisium, qui se trouve en périphérie de Nuits-Saint-Georges. C’est un musée passionnant dans lequel on apprend tout sur cette baie divine et la liqueur qui en découle, par des projections et des expositions (sans oublier les dégustations en fin de parcours).

Si vous ne les connaissez pas encore, il faut absolument réserver du temps pour aller visiter les Hospices de Beaune, ceux qui ont été rendus célèbres par le film «La grande vadrouille». Le bâtiment est déjà imposant par ses murs et ses toitures rappelant des mosaïques, mais on peut dire qu’aucune salle ouverte à la visite ne manque d’intérêt. On soulignera la salle des «pôvres» où furent soignées les personnes indigentes par des religieuses dévouées, et, aussi, la pharmacie, la cuisine (animée), etc. Le clou sera indubitablement la salle où sont exposés le magnifique polyptique du 15e siècle et la «tapisserie aux mille fleurs» représentant la «Dame à la Licorne».

En apothéose, on citera quelques restaurants sympas: la terrasse de Corton à Ladoix-Sérigny, l’auberge du coteau à Villars-Fontaine, le caveau Nuiton à Nuits-Saint-Georges.

Texte Erika Bodmer,
photos Gérard Blanc

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