Touristes, si vous saviez...
CONSEILS AUX VOYAGEURS

La plage, conseils pour un plaisir total

Quel bonheur que de se prélasser sur une plage et de se tremper à loisir!
Oui, mais pour que cela reste un plaisir (et sans vouloir vous en décourager, croyez-le bien) quelques précautions sont à prendre.

Comment distinguer une plage propre d’une autre? Quelles précautions faut-il prendre vis-à-vis du soleil ou des méduses? Quelques informations de base vous permettront de vous prémunir contre les insolations, les risques d’hydrocution et de noyades.

Propre en ordre: En Méditerranée, le nombre de baigneurs se retrouvant sur les plages en été dépasse les 65 millions d’individus! Dieu merci, tous ne sont pas dans l’eau en même temps et l’instauration des pavillons bleus, à défaut de s’attaquer à la pollution due aux crèmes de bronzage, limite déjà grandement les dégâts.
On a vu il y a environ une dizaine d’années comment les plages de Cassis et des calanques de Marseille ont subi un nettoyage suite au «dégazage» d’un pétrolier.
Des filets ont également été tendus au large pour retenir la nappe de pétrole. Il s’agissait à tout prix de ne pas perdre le label du drapeau bleu! Ce concept incombe à la Fondation européenne pour l’environnement. Il est une garantie de propreté et de sécurité pour une plage ou une marina, et représente aussi un formidable impact auprès du public pour les localités touristiques concernées. Ce label qui, à l’origine, n’était en vigueur que pour les plages européennes, a fait des émules un peu partout, aux Caraïbes, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Maroc, etc. Il faut rappeler que la distinction ne dure qu’une année et que, pour y avoir à nouveau droit, la plage ou la marina concernée doit prouver à nouveau de la qualité de son environnement. Cela va du ramassage et du tri des déchets à la gestion de l’eau en passant par les systèmes éducatifs dans le domaine de la protection de l’environnement (www.blueflag.org, www.pavillonbleu.org).

Courants: Lames de fond et courants sont des risques qu’il faut prendre au sérieux. Les premières directives concernent le respect absolu des drapeaux de la plage (noir, rouge, orange, vert) se rapportant à l’interdiction ou non de baignade, avec des degrés divers.
Maître nageur © Hugues Argence - FotoliaUne chose est certaine: si vous sentez que vous êtes emporté par un fort courant, ne luttez pas contre lui, il aura le dernier mot et vous serez épuisé et prêt à couler. Faites plutôt la planche et appelez au secours en levant les bras et en tapant dans l’eau. La baignade après un séjour prolongé au soleil peut être périlleuse. Mouillez-vous d’abord avant de vous lancer à l’eau.

Ça pique, ça mord ou ça gratte: Dans l’eau, une certaine vigilance peut vous éviter bien des désagréments, comme, par exemple, les piqûres de méduses. Ces animaux sont des dômes gélatineux garnis de filaments qui, pour certaines espèces, peuvent atteindre plusieurs mètres de longueur. Ces filaments sont munis de crochets venimeux qui, au contact d’un corps étranger, peuvent causer de désagréables urticaires, voire des accès de fièvre. Certaines anémones de mer peuvent, au contact de la peau, provoquer des brûlures prurigineuses. Dans de rares occasions, il peut arriver qu’une vive-vipère se promène dans le sable ou entre deux eaux. La piqûre de sa nageoire dorsale est douloureuse et longue à guérir. Il faut alors faire rapidement appel à un médecin.
Des sandales en caoutchouc sont une protection pratique et utile.

Soleil: Nombreux sont les préjugés par rapport aux bienfaits ou aux méfaits du soleil. Voici quelques réflexions sur les faux ou vrais préjugés. Il est, par exemple, faux de croire que le soleil soit moins néfaste quand on bouge, ou qu’une crème solaire «écran total» protège parfaitement la peau. Il est par contre exact que le soleil aggrave l’acné et les infections de la peau et que, dans l’enfance, les coups de soleil peuvent être responsables d’un cancer de la peau à l’âge adulte.
Le sable peut parfois atteindre des températures difficilement supportables, surtout quand on est pied nu. Les enfants sont les premiers à ne pas s’en méfier dès qu’ils quittent le parasol pour piquer une tête dans l’eau ou courir après un ballon. Une brûlure du pied est vite arrivée. Le mieux est de surveiller les enfants en leur recommandant le port de tongues mais si la brûlure de la plante des pieds est bel et bien là, il faut alors arroser le pied d’eau douce pendant cinq bonnes minutes. Au cas où l’étendue de la brûlure dépasserait la moitié de la paume d’une main, consulter un médecin.

Autres piqûres: Bien que la plupart des plages soient régulièrement nettoyées, il peut arriver fortuitement que votre pied se pique à une seringue. La crainte la plus répandue est d’attraper le sida. Ne vous affolez pas. Rares sont les germes de virus qui résistent à la chaleur. Une consultation d’un médecin pourra vous rassurer.

Enfants au bain: Deux règles essentielles à suivre à la lettre:
1. Un enfant ne doit jamais se baigner sans surveillance.
2. N’accordez aucune confiance aux articles de plage gonflables. Ils n’apportent aucune garantie contre la noyade.

Gérard Blanc

Photos Emmanuelle Combaud et Hugues Aurence – Fotolia

Share

Laisser un commentaire


7 + = 15

Inscrivez-vous ici pour recevoir notre newsletter