Touristes, si vous saviez...
BRÈVES

Venise : nouvelle taxe sur les clients des croisières

Ce sont  plus de 30 millions de touristes qui ont visité Venise en 2018, la grande majorité débarquant des grands bateaux de croisières.

La ville italienne tente depuis longtemps de limiter ce tourisme de masse, et le budget pour 2019, nouvellement adopté par les députés italiens, va venir à son secours. Le parlement italien vient d’approuver le principe d’un nouveau billet d’entrée dans la ville, comme pour entrer dans un musée. Il sera de 2,5 à  10 euros par personne. C’est une vraie victoire pour les 250 000 Vénitiens qui, non seulement auront davantage d’argent (entre 30 et 50 millions d’euros par an) pour aménager la ville, mais verront aussi se réduire cette invasion (en tous cas ils l’espèrent).

Une taxe avait déjà été instaurée en 2011 pour les touristes qui passaient au moins une nuit à Venise, mais les Vénitiens n’avaient alors pas réalisé que les croisiéristes venant des impressionnantes villes flottantes passaient sur place moins que 24 heures et étaient, de ce fait exemptés de la taxe. Or, ces touristes-là sont les plus dommageables pour l’écologie de la ville et représentent environ 2/3 de ceux qui se déversent dans les rues et canaux de Venise. Aujourd’hui, eux aussi devront passer à la caisse.

Cela résoudra-t-il le problème général du tourisme de masse dû aux quelques 600 bateaux de croisières qui sillonnent les mers du globe? Non, car Venise n’est pas la seule à en être affectée. Pour y parvenir, il faudrait, pour la Méditerranée seule, aussi taxer les croisiéristes à Dubrovnik, Kalamata, Le Pirée, Cinque Terre, Héraklion, Tanger, Toulon, Monaco, etc. Ne parlons pas bien sûr des autres pays du monde qu’on n’a, pour l’instant, pas entendu réagir sur cette épine dans le pied du tourisme.

Gérard Blanc

Sources : RTS/Le Matin/France-Inter/Euronews

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