Azimuth Voyage Indonésie
Touristes Si Vous Saviez Tome1

NEWSLETTER
Le module d'inscription à la newsletter est temporairement inactif.
Pour la recevoir, écrivez-nous à newsletter@jepars.ch

BRÈVES

EasyJet devrait être rachetée par Castlelake

 

La transaction sera définitivement confirmée le 3 août.

Etre une compagnie aérienne lowcost est parfois un exercice périlleux en période de conflit,comme aujourd’hui au Moyen-Orient entre les USA et l’Iran. La fermeture prolongée du détroit d’Hormuz, avec la flambée des prix du kérosène, est plus fatale à une compagnie à bas coût qu’à une autre car son argumentation publicitaire est les prix les plus bas possibles des billets d’avion risquerait de perdre une bonne partie de sa clientèle si tel n’était plus le cas.

Bien sûr, toutes les compagnies lowcost sont dans le même bain, mais les plus grosses comme easyJet et sa filiale easyJet Switzerland, qui génère près de 50% du trafic de Genève Aéroport. sont les plus exposées.

La bourse ne fait jamais de cadeau. Les investisseurs américains ont constaté les récentes difficultés financières du transporteur et la baisse de ses actions en bourse pour ne pas laisser passer une bonne affaire.

On aurait pu un instant imaginer qu’easyJet Switzerland ait un statut indépendant qui la mettrait à l’abri de la transaction de la maison mère, mais tel  ne semble pas être le cas.

Après quatre initiatives manquées et une contre-proposition de rachat par le fond d’investissement de la société Appollo Global, qui proposait pourtant plus de 7 livres sterling par action, c’est finalement l’autre fonds d’investissement Castlelake avec lequel easyJet semble s’être mis d’accord avec un prix de vente de 6.90 livres. Peut-être est-ce parce que  Castlelake détient déjà 2.14%des actions. La transaction représentera 5.2 milliards de livres sterling, soit 5.67 milliards de francs suisses.

Toutefois, l’affaire n’est pas encore définitivement conclue, Castlelake ayant jusqu’au 3 août 2026 à 17h (heure de Londres) pour fixer les modalités d’exécution.

De son côté, le conseil d’administration d’easyJet a déjà recommandé à aux actionnaires d’accepter cette proposition. Que se passerait-il si une majorité refusait cette proposition ? Et qu’en dit Stelios Haji-Ioannou, fondateur d’easyJet dont la famille détient plus de 15% des actions ?

Il se trouve que l’annonce d’un accord imminent a miraculeusement fait monter la valeur des actions d’easyJet de 10%, de quoi faire rebattre les cartes.

Dans un communiqué. Castlelake affirme vouloir accompagner le développement de la compagnie et soutenir sa transformation en une compagnie aérienne européenne plus forte et plus performante avec une modernisation de sa flotte. Souhaitons que Castlelake soit sincère, mais cette annonce peut être faite pour rassurer les marchés boursiers  Selon la NZZ, il se pourrait, au contraire, que Castlelake privilégie le démantèlement de la compagnie pour revendre à prix fort les actifs tels que la flotte de plus de 350 avions et surtout les créneaux horaires dans les aéroports, lesquels, difficiles à obtenir, sont l’objet de surenchères entre compagnies aériennes.  Difficile donc de faire un pronostic. Lors des ventes et rachats de compagnies aériennes, on a déjà vu des revirements de dernière minute.

Les tensions sont inévitables lors de transactions comme celle-ci et, de plus, on peut aussi imaginer que la disparition d’easyJet pourrait réduire grandement la concurrence dans le ciel européen et augmenter les prix des billets d’avion d’une manière générale.

Les partisan de la lutte contre le4s émissions de gaz à effet de serre par le trafic aérien pourront au contraire voir une bonne remise en question de cette mode lowcost et son influence sur le changement climatique.

Gérard Blanc

Sources : BBC/Reuters/The Guardian/Swissinfo/Le Matin/La Liberté/Le Nouvelliste/Le Blick

Laisser un commentaire


+ five = nine

Les Prés Volants, chambre d\\\\\\\'hôte
ITA