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JE PARS À LA DÉCOUVERTE

Périgord, une vie de châteaux

Pourpre, blanc, noir ou vert, le Périgord est l’exemple typique d’une France au terroir intact.

Si le foie gras ou la truffe sont les emblèmes du Périgord, cette région possède bien d’autres trésors, comme les paysages enchanteurs des vallées tortueuses de la Dordogne ou de la Vézère, les châteaux à foison et les villes anciennes ayant gardé tout leur caractère d’époque.

La capitale
A tout seigneur tout honneur. La visite de Périgueux s’impose à qui sait garer sa voiture. La bonne combine est de grimper en haut de la tour médiévale de Mataguerre, dernier bastion de l’enceinte médiévale, au sommet de laquelle on bénéficie d’un premier contact visuel avec le quartier historique à la fois de styles médiéval et Renaissance et, en particulier, des bâtiments, tels l’Hôtel Abzac de Labouze, fleuron des hôtels particuliers qui sont légion à Périgueux. Ensuite, il faut déambuler dans les ruelles étroites pour admirer la place de Navarre dédiée à Henri IV; l’hôtel Gilles Lagrange, un ancien tragédien élève de Racine; la rue du port de Graule, où fut tourné Jacquou le Croquant; la Galerie Dumesnil et ses maisons à colombages et bien d’autres sites encore, pour terminer par la fameuse cathédrale de Saint-Front, étape majeure des pèlerinages à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Statue de Cyrano de BergeracSur les traces de Cyrano
Avec Bergerac en son centre, le Périgord pourpre doit son appellation à ses vignobles, dont le prestigieux Monbazillac. Ils obtinrent leurs lettres de noblesse grâce aux Huguenots qui, lors de leur exil dû à la révocation de l’Edit de Nantes, surent en faire apprécier la valeur auprès de pays comme l’Angleterre ou les Pays-Bas. La Bergerac actuelle n’a rien perdu de ses activités séculaires qui sont le commerce du vin et la manufacture du tabac. En parcourant le vieux quartier, le visiteur qui contemple la statue de Cyrano de Bergerac au centre de la place fleurie de Myrpre peut s’interroger sur l’origine du héros de Rostand. Sachez que le seigneur au grand nez fut inventé pour les besoins de la comédie. L’auteur s’inspira d’un truculent seigneur d’Aquitaine à qui il donna le nom de Bergerac pour faire vibrer la corde méridionale. Cette statue est un point de départ idéal pour admirer les magnifiques maisons à colombages de bricou datant du 14e et du 16e siècle, qui bordent la place Pélissières, la place du Feu et les rues piétonnières environnantes. Dans la Dordogne se mirent le vieux quartier, les deux ponts et le port fluvial où sont, aujourd’hui encore, amarrées des gabares, barques à la voile latine qui transportaient jadis les marchandises jusqu’à Bordeaux.

Un bijou du patrimoine français
S’il est une ville du Périgord pour laquelle on affiche volontiers sa préférence, c’est bien Sarlat, classée ville d’art pour son pur style Renaissance. Ce chef-d’oeuvre a échappé de justesse à la décrépitude et aux mâchoires des bulldozers grâce à la fameuse loi de protection des sites promulguée par André Malraux.

C’est un émerveillement à chaque coin de rue. Les maisons bourgeoises, les hôtels particuliers et les maisons de maîtres ont été mis en valeur depuis 1962. Les balcons, enseignes et rambardes des terrasses sont en fer forgé. Il faut s’enhardir à pénétrer dans les cours et découvrir de splendides escaliers anciens et les balcons de bois sculpté. On retiendra l’hôtel de La Boétie, où vécut le célèbre écrivain; la tour hexagonale de l’hôtel de Maleville, qui fut habitée par Jean de Vienne, surintendant des finances d’Henri IV; ou encore l’hôtel de Flamont, qui fut construit par un riche marchand drapier. La plus insolite est la Lanterne des morts, dont les habitants de Sarlat supposent qu’elle servait de chambre funéraire, peut-être parce qu’elle domine les «enfeus», lieux de transition où reposaient les corps des notables décédés. Mais la plus typée est la Maison bourgeoise, un modèle de l’habitat du sud du Périgord.

Homo sapiens
Si l’australopithèque a vécu en Afrique il y a 2,55 millions d’années, le Périgord a l’homme de Cro-Magnon, un peu plus jeune, certes (35’000 ans). La visite des nombreuses grottes préhistoriques prend son départ au village des Eyzies, proche duquel se trouve la grotte d’époque magdalénienne de Font-de-Gaume, avec ses quelques deux cents représentations animales (aurochs, chevaux, mammouths, etc.) gravées ou peintes le long d’une galerie de 120 mètres. Mais la plus spectaculaire est encore la grotte de Lascaux II. La grotte originale est fermée au public, mais, grâce à de véritables prouesses technologiques et artistiques, l’exacte réplique des fresques de Lascaux I’a pu être peinte. Proche de Thonac, le centre d’art préhistorique du Thot avoisine un parc animalier d’un genre insolite. On y trouve des croisements donnant naissance à un couple d’authentiques aurochs, et des prészwalskis, descendants des chevaux représentés sur les peintures rupestres, et recrutés en Sibérie.

De châteaux en villages
Hautefort: Dans cette petite région appelée l’Auvezère est érigé Hautefort, l’un des fleurons des châteaux périgourdins. Ancienne forteresse du troubadour Bertrand de Born Hautefort, sa touche finale lui fut donnée en 1669 par l’architecte Nicolas Rambourg, ami d’une favorite de Louis XIII. Il faut saluer le combat qui fut mené par les habitants du village pour sa restauration après le grand incendie de 1968.
Charme:
Parmi les nombreux villages enchanteurs qui peuplent le Périgord blanc, le coup de coeur va à Brantôme, appelé aussi la «Venise du Périgord», ceinte par une boucle de la Dronne. Ses quais et ses ponts fleuris sont pleins de poésie. Les visites incontournables sont pour l’abbaye et ses bâtiments conventuels fondés en 769, et les ruelles bordées de maisons à colombages. C’est à Brantôme que vécut l’Abbé de Brantôme, alias Pierre de Bourdeilles, un écrivain à qui on doit notamment Les dames galantes.
Le Sarladais: Les amoureux de villages historiques et de châteaux seront comblés en parcourant les routes du Sarladais et les méandres de la Dordogne. Sur chaque colline, et au détour de chaque courbe de la grande rivière qui donne son nom au département, sont nichés bastides, tours et châteaux forts qui ne se comptent plus. Chacun de ces édifices a une tranche d’histoire à son actif, comme, par exemple, le château de Beynac, où logea le lieutenant de Richard Coeur de Lion, le château de Castelnaud, qui fut pris d’assaut par le chef des Croisés, Simon de Montfort, ou encore le château même de Montfort, qui fut détruit et reconstruit à cinq reprises. Mais la perle des sites du Sarladais est la très pittoresque cité de Laroque Gageac et sa soeur Beynac, comparables à Rocamadour (Lot) pour leurs maisons construites à flanc de colline. Le tableau est parfait quand, à bord d’une gabare du 19ème siècle (grande barque à voile latine qui transportait des marchandises jusqu’à Bordeaux, et qui a été mise en valeur par le téléfilm La rivière pourpre), on s’embarque pour une mini croisière permettant d’embrasser une image d’Epinal de ce bourg dont on ne peut que tomber amoureux.

Texte Erika Bodmer
Photos Gérard Blanc


Infos pratiques

Renseignements

www.ch.france.fr/fr
www.dordogne-perigord-tourisme.fr
www.perigordnoir.com
www.ville-brantome.fr

 

A voir encore

Le village médiéval de Bourdeilles et son château plongeant ses remparts dans la Còle; tout au long de la Dordogne, le musée gallo-romain de Vesunna; la Maison du vin à Bergerac; le château de Monbazillac pour son histoire huguenote, mais surtout pour ses vins.

Hôtel coup de coeur

Château de Lalande à Annesse-et-Beaulieu; les Glycines aux Eyzies-de-Tayac; Château des Merles à Mouleydier-Bergerac.

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