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Touristes, si vous saviez...
DES TRUCS ET DES PLANS / WELLNESS

Les variations du wellness

Certains sont plus patients que clients, d’autres plus clients que patients, les adeptes de ce qu’on appelle aujourd’hui le wellness (cure de bienêtre) font désormais partie des créneaux touristiques reconnus.
Ce qui était jadis une cure de rééducation fonctionnelle pour les accidentés s’est, au fil des années, transformée en une forme de tourisme qu’on appelle la balnéothérapie, quand il s’agit de cures d’eau non salée, et la fameuse thalassothérapie (avec de l’eau de mer), dont nous, les francophones, sommes particulièrement friands.
Les exigences de notre société ne se prêtent pas, et de loin, à éliminer le surmenage et le stress. Certains choisissent leur temps de vacances pour trouver une forme perdue et, pourquoi pas, se laisser choyer, un désir bien légitime. A leur retour de vacances, ils seront alors prêts à reprendre le collier de pied ferme. Et puis, avec les soins prodigués par la balnéothérapie ou la thalassothérapie, certaines ou certains redécouvriront qu’il faut savoir ménager son corps.

Au sel de mer

Pour qui ne connaîtrait pas encore les mérites de la thalassothérapie, rappelons qu’il s’agit non seulement d’expérimenter les massages bienfaiteurs par voie d’eau (douches à affusion, douches à jet, bains bouillonnants, etc.), mais aussi de pratiquer la gymnastique en eau salée qui a pour avantage de permettre des mouvements sans efforts grâce au port de l’eau de mer et, enfin, de compléter le tout par de longues promenades au bord de la mer en aspirant à pleins poumons des embruns chargés d’iode. Dans certains centres au bord de l’Atlantique, on utilise même des boues millénaires puisées dans les estuaires et dont les facultés curatives seraient miraculeuses dans le cas des soins qu’on appelle les boues bouillonnantes. Les bains d’algues font aussi partie des classiques de la thalassothérapie, mais, parfois, il faut passer par certains soins qui, bien que bénéfiques, tiennent parfois de la torture comme, par exemple, les bains de pieds chaud/froid, excellents, à ce qu’on dit, pour les problèmes de circulation. Et puis, il y a dans la thalassothérapie, comme dans la balnéothérapie d’ailleurs, tout un à-côté non négligeable de vacances avec beaucoup de repos (les soins ne sont prodigués qu’en demi-journée), histoire de récupérer des soins qui fatiguent agréablement le corps mais régénèrent l’esprit. Il est fréquent que les centres de bienêtre se trouvent non seulement dans des établissements offrant une nourriture soignée (diététique si besoin est) et un site touristique de premier plan (bord de mer, montagne, villages pittoresques, sites classés, etc.).

En France: Au Pays basque, les centres Atlanthal (Anglet), Thermes marins (Biarritz), Thalassa International (Biarritz), Hélianthal (Saint-Jean-de-Luz) et Serge Blanco (Hendaye) voient leur clientèle en constante progression, ceci malgré le développement tous azimuts des soins héliomarins. Cette constatation est identique là même où débuta la thalassothérapie, c’est à dire en Bretagne (Quiberon, Carnac, Roscoff, La Baule, etc.), thérapie qui fut rapidement reprise par la Vendée (St Jean-de-Monts, Pornic, Les Sables d’Olonne, etc.) et les autres régions, moins connues touchant la Manche et la Mer du Nord.

Pour les destinations à but touristique de la France et sur le pourtour méditerranéen, la thalassothérapie est la poule aux oeufs d’or.

Des nouveaux centres se sont récemment ouverts au Maroc, en Tunisie, au Portugal, en Espagne etc. Bien que de plus en plus nombreuse, la clientèle de thalassothérapie n’est pas éternellement extensible. Cette progression fulgurante de l’offre pourrait faire craindre une certaine guerre des prix entre centres, ce qui, à long terme, pourrait être préjudiciable à la qualité des soins, surtout lorsqu’on se trouve dans un établissement thermal à fort débit.

Sel ou pas sel?

«De vous à moi, thalassothérapie et balnéothérapie, c’est bonnet-blanc, blanc-bonnet . Tout ça c’est un traitement par l’eau et c’est cela qui compte», déclarent les directeurs des centres de remise en forme des régions de montagne. C’est de bonne guerre, ils défendent leurs intérêts et personne ne le leur reprochera. Voués à l’origine aux cures médicales, ils se sont récemment aussi lancés dans la mode du wellness. Par contre, les directeurs de centres de thalassothérapie ne l’entendent pas de la même oreille. Les approches de cure de bien-être en eau salée ou non salée ont chacune leur utilité, mais demeurent différentes. Si l’eau de montagne a ses propriétés indéniables, celle de la mer apporte deux éléments essentiels: le sel qui facilite, par exemple, la gymnastique aquatique et, surtout, en Atlantique, l’iode précieux que l’on respire à pleins poumons lors de longues balades au bord de la mer. En Suisse, les centres de balnéothérapie admettent que, pour l’instant, leur clientèle wellness séjourne en majorité une journée ou le temps d’un week-end. Les séjours de thalassothérapie sont plus volontiers d’une semaine, car ils offrent le dépaysement en plus.

En Suisse: Faute de thalassothérapie (et pour cause), le wellness, un sujet largement exploité par Suisse-tourisme pour relancer le tourisme en Helvétie, prend le dessus. Ce créneau est déclaré porteur par les centres valaisans de Lavey les-Bains, d’Ovronnaz, de Loèche-les-Bains ou des Bains de Saillon ou même d’Yverdon (VD).

Les sans-sel de la France

Les centres que l’on trouve dans les grandes stations thermales françaises et, en particulier celles de Vichy et de ses environs, ont aussi opéré un revirement spectaculaire en s’inspirant des centres de thalassothérapie pour redonner un coup de fouet à leurs activités. La plus grande évolution fut un changement dans l’approche du client. Comprenez par là que si, jadis, les cures étaient considérées comme un pensum imposé par un impératif médical (cf. «Le bouclier arverne» d’Astérix), la nouvelle approche «chouchoutage » du client a attisé le jeu de la concurrence. Il n’est donc plus si pénible que cela de se refaire une santé dans les centres d’Auvergne, des Pyrénées, des Vosges voire même de l’Aubrac, si l’on considère le menu des distractions et bons repas qu’on vous propose hors programme.

Ailleurs: Le premier exemple que l’on cite comme développement fulgurant de la thalassothérapie est la Tunisie, le Maroc bien que précurseur avec son centre de Casablanca n’avait mis l’accent sur cette activité que plus tard. Hammamet, Djerba, Gammarth, Zarzis et autres stations ont vu pousser des centres de thalassothérapie comme des champignons, à un tel point qu’un phénomène inattendu s’est produit: beaucoup de physiothérapeutes tunisiens, qui avaient suivi une formation dans le but d’ouvrir un cabinet privé, se retrouvent relégués à enduire des clients d’algues ou à ouvrir des robinets de bains bouillonnants, ce que certains estiment comme inférieur à leurs qualifications. Partout dans le monde, on suit le mouvement, au point de réviser ici et là les centres de spa installés dans les hôtels de grandes chaînes pour adapter leurs prestations à celles de la balnéothérapie.

La liste des pays proposant des formules de wellness est inépuisable. Je ne vais donc pas vous la soumettre, mais disons que l’on trouve d’excellents centres de wellness (thalassothérapie, balnéothérapie, spa ou autres) aussi dans les Antilles françaises, en Espagne, à Chypre, sur l’île Maurice et bien d’autres pays encore.

Gérard Blanc

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