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Boeing 737 Max : la saga n’est pas terminée

Persister, ne pas s’avouer vaincu,  est sans nul doute l’apanage des grandes entreprises nées aux Etats-Unis. C’est en tous cas ce que semble confirmer la société Boeing qui vient de décider de reprendre la fabrication d’un modèle plus que controversé, laquelle avait été stoppée en janvier 2020 en raison des autorisations de vol qui ne lui ont toujours pas été accordées.

Il y a peu de temps, je regardais le film de Steven Spielberg « Pentagone papers » avec   Meryl Streep et Tom Hanks, lequel  dévoilait que quatre présidents des Etats-Unis à la suite, de Kennedy à Nixon, s’étaient enferrés dans la guerre du Vietnam, principalement pour ne pas perdre la face et ne pas être montrés du doigt comme la grande puissance perdante à la face du monde.

Pourquoi un tel parallèle avec l’affaire du Boeing 737 Max ? J’ai comme l’impression que nous sommes en face d’une attitude identique, à savoir la direction de Boeing , assimilée comme le premier avionneur du monde (pour combien de temps encore ?), qui s’enfonce  dans un imbroglio à n’en plus finir avec le maintien coûte que coûte de la chaîne de fabrication de ce modèle d’avion voué à la catastrophe financière et sécuritaire, sans parler de la perte de confiance d’un nombre chaque jour grandissant d’acheteurs parmi les compagnies aériennes du monde entier. Il faut enfin y ajouter la méfiance des passagers eux-mêmes ,qui hésiteront à embarquer à bord d’un appareil, , dont les crashs d’un vol de Lion Air en octobre 2018 et d’un vol d’Ethiopian Airlines en mars 2019 ont coûté la vie à 346 passagers en raison d’un système informatique défectueux.  De plus, en allant sur le site  Aeronews, je suis tombé sur le commentaire éloquent d’un lecteur spécialiste en aéronautique qui disait : « Le décentrage des moteurs qui équipent ce modèle déséquilibre l’avion, et la correction du vol par logiciel n’enlève rien au déséquilibre qui reste dangereux au moindre problème de navigation. C’est la  conception qui est responsable : on a voulu ajouter des moteurs plus gros, qui consomment moins, sans modifier la structure de l’avion. Cet avion est « malsain » par nature. »

Oui, mais voilà : Celui qui se dit le plus grand avionneur du monde doit absolument avoir raison, même si  tout  lui donne tort. Les pertes engendrées par cette affaire ont été colossales pour Boeing et ont même coûté la tête de son PDG Dennis Muilenberg.  On l’imagine, la raison d’une telle persistance à vouloir continuer coûte que coûte  à construire ce modèle voué à  l’échec pourrait être le prix de la chaîne de montage  déjà en place, mais quelle que soit le motif financier, ce calcul n’est-il pas voué à l’échec dès le départ ?

En attendant, il faudra encore attendre le feu vert de la FAA (Fédéral Air Administration) des Etats-Unis et, ensuite, celui des autres organismes de sécurité aérienne et, en particulier, de la non-négligeable AESA (Association européenne de la sécurité aérienne) qui a clairement déclaré qu’elle ne s’alignerait pas sur le feu vert de la FAA et se réservait sa propre décision pour autoriser les B737 MAX de voler en territoire européen.

Rappel : Aujourd’hui, plus de 400 Boeing 737 MAX attendent toujours d’être livrés, et 387 de pouvoir reprendre les airs.

Gérard Blanc

Sources : Aéronews/Air Journal/La dépêche /Les blogs

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