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La Belgique adopte la taxe aérienne : à quand la Suisse ?

Peu à peu, sous la pression de la rue,  les pays admettent le principe d’une taxe sur le kérosène pour le transport aérien. Il faut admettre que le principe de prendre l’avion pour un oui ou pour un non en raison de tarifs aériens anormalement bas est une incitation ouverte à la pollution par l’émission de C02.

Après les Pays-Bas, c’est maintenant au tour de la Belgique de plaider pour une taxe européenne sur le transport aérien. Le but est d’inciter les voyageurs à limiter leurs déplacements en avion.

Déplorant l’absence de taxe sur le kérosène et les billets d’avion, Jean-Luc Crucke, ministre wallon de l’Environnement, a récemment dénoncé  l’effet polluant de ce mode de transport et prône de prendre le train plutôt que l’avion pour les parcours européens inférieurs à 1’000 kilomètres

Après cette prise de position, l’Etat belge, appuyé par celui des Pays-Bas, souhaite proposer aux  27 partenaires de l’Union Européenne d’instaurer une taxe  sur les transports aériens étendue à l’Europe entière.

En Suisse, le transport aérien génère environ 15 pour cent de l’ensemble des effets sur le climat. Le trafic aérien international est particulièrement nocif pour le climat étant donné qu’il émet d’autres gaz à effet de serre, en plus des immenses quantités de CO2 qu’il rejette. Comme le transport aérien transfrontalier est exonéré d’un impôt sur le kérosène, il n’y a pas d’équité en matière de coûts. A cela s’ajoute le fait qu’une bonne partie des mesures en faveur de l’environnement et de la sécurité liées au transport aérien sont financées par les deniers fédéraux, ce qui n’est pas conforme au principe du pollueur-payeur. Il faut donc intervenir d’urgence, notamment aussi dans l’espoir que ces mesures auront un effet incitatif. Alors que les autres pays européens se dirigent rapidement vers le principe d’une taxe sur le kérosène, Il serait logique que la Suisse en fasse autant. La Grande-Bretagne encaisse, soit dit en passant, 3 à 4 milliards de francs par an grâce à cette taxe, ce qui laisse rêver sur les encaissements possibles qui permettraient d’aider à lutter contre le réchauffement climatique mais pour l’instant, la requête de l’Alliance climatique sur le sujet a été refusée.

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