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JE PARS A LA DECOUVERTE

Montréal, une ville en fête

Avant de la découvrir, jamais je n’aurais imaginé cette métropole comme un endroit où l’on vit avec la convivialité d’un village. Est-ce dû à la multitude des festivités?
A Montréal plus qu’ailleurs, l’été marque le renouveau ou, le moment où l’on a envie de vivre en toute sérénité.

A la visiter, j’ai vite été happé par cette mentalité communicative, où se mêle l’accent du vieux français à celui de plus de 80 autres communautés culturelles. D’emblée, les mille et un attraits de Montréal charment quiconque à la faveur d’une ambiance américano-européenne… qui peut même, les premiers beaux jours venus, virer à l’exubérance, lorsque s’enchaînent les grandes manifestations. Il faut alors se laisser griser dans le tourbillon des créations artistiques, tant classiques que d’avant-garde.
Comment parler de Montréal sans mettre en évidence le réseau des pistes cyclables à faire pâlir le monde entier: 600 km sur toute l’étendue de l’île, au travers d’innombrables espaces verts! Je m’aperçois vite que c’est davantage qu’un un mode de vie: un état d’esprit et un rythme bien plus «nature et santé» que celui de la caricature urbaine.

Le «Village»
Sur la très populaire rue Sainte-Catherine, entre les rues Papineau et Berri, se trouve l’un des plus importants villages gays au monde. D’abord quartier pauvre dans la partie centre sud de la ville, cette zone a été progressivement occupée par les communautés homosexuelles à partir du début des années 1980. Avec quantité de cafés, saunas, discothèques, restos branchés, boutiques de vêtements, le «Village» offre de tout pour se divertir, car voilà bien un endroit où l’on bouge à toute heure du jour et de la nuit! Peut-on ne pas citer le «Club-Sandwich», animé par une clientèle haute en couleur, dans un décor où les jukeboxes et le chrome sont omniprésents? Plus de 60 sandwichs y sont servis avec une montagne de frites croustillantes et la fameuse salade de choux. Le «Drugstore» est un complexe de bars, de comptoirs alimentaires et petits commerces: d’un point de vue architectural, un vrai bijou. Pour une clientèle jeune et branchée, le night-club du Parking voit s’y produire les meilleurs artistes de la scène montréalaise, voire mondiale. Le «Garage», situé au sous-sol du «Parking», donne de belles soirées hip-hop dans une ambiance délirante. Le «Village» permet en outre de déguster la meilleure cuisine internationale.

Besoin de fête
C’est à croire que Montréal sait faire de la fête un langage universel au rythme de ses festivals de jazz, d’humour, de cinéma, de feux d’artifice et plus encore. Mais ce n’est pas tout: voilà une ville qui m’invite à la découverte de ses boutiques branchées, sa cuisine réputée, son casino animé. Sans doute aussi que, pour sentir son «âme», il importe d’arpenter ses rues colorées et ses quartiers typés comme autant de «petites patries».
Ville aux multiples facettes, Montréal est fière de ses contrastes. Deuxième ville francophone après Paris, 3,6 millions d’habitants pour l’ensemble de son agglomération, disposée sur 75 îles, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, et un creuset des cultures du monde entier, comme en témoignent la mosaïque de ses quartiers. Dame! Son riche patrimoine architectural couvre quatre siècles d’histoire, du Régime français à l’ère contemporaine. Insulaire mais ouverte sur le monde, voilà une ville pleine d’effervescence, qui semble toujours encline à la fête. Les salles de spectacles, les cinémas et bars affichent des programmations diversifiées, jusque tard dans la nuit.

Le Mont-Royal

Alors que son histoire s’enracine dans ses vieux quartiers près du fleuve Saint-Laurent et que son centre-ville grouille de vie, comme souvent, il suffit de prendre de la hauteur pour changer de perspective: découvrir la ville, c’est aussi gravir sa montagne, le Mont-Royal. Non seulement, parce que, depuis son sommet, la vue est incomparable: parsemée d’espaces verts, la vaste étendue urbaine est formée pour l’essentiel de petites maisons, à l’exception de son centre moderne où foisonnent les gratte-ciel. Mais cette montagne est aussi dotée d’un magnifique parc, d’une forêt dense, véritable symbole identitaire de la ville pour sa qualité de vie. Icône de Montréal, c’est un lieu de rencontres idéal pour les habitants qui souhaitent se protéger de la foule. Pour ceux qui cherchent à faire du sport, aussi, car son ascension au sein de ce poumon végétal comporte à la fois des sentiers d’entraînement de qualité et un terrain de jeu distrayant.

Montréal-sur-Saint-Laurent
Bordée par le fleuve Saint-Laurent et les gratte-ciel du centre-ville, la cité historique occupe un territoire jadis fortifié qui se laisse facilement parcourir à pied. En 1611, le Vieux-Port de Montréal était un poste de traite de fourrures utilisé par les Français. Depuis, il a continué d’être le coeur économique et culturel de la ville. Aujourd’hui, quelque sept millions de visiteurs viennent s’y prélassent chaque année. Le Vieux-Port, qui s’étend sur 2,5 km le long du fleuve, bourdonne d’activités: des expositions, des événements spéciaux et de l’animation. La principale organisation en est le Centre des sciences et de la technologie, le cinéma IMAX. L’accès à ce site est gratuit.
Au sud de l’île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique, et compte de nombreux attraits: outre le Vieux-Port, l’hôtel de ville, la place d’Armes, la basilique Notre-Dame, de style néo-gothique, et la place Jacques-Cartier (le premier Français qui établit un comptoir avant que la ville ne soit vendue aux Anglais en 1760). Le bruit des calèches se fait encore entendre sur les pavés du Vieux-Montréal, entre les façades de pierre grise des 18e et 19e siècles. Mais pour une introduction à l’histoire de la ville, il faut visiter le musée Marguerite-Bourgeoys et celui de Pointe à Callière, archéologie et histoire.
Même si Montréal est le plus important port sur la voie maritime qui relie l’océan Atlantique aux Grands-Lacs, je me suis laissé tenter par une balade fluviale: rien de tel pour avoir le goût des vacances que les étapes sur l’île Notre-Dame et l’île Sainte-Hélène… c’est la plage, au milieu du fleuve! Le parc Jean-Drapeau propose aux familles, été comme hiver, plein d’activités, dont le parc d’attractions la Rotonde.

Dans l’ancien pavillon américain d’Expo universelle 67, en périphérie, les visiteurs peuvent percer les secrets de l’eau à la Biosphère, alors qu’au musée Stewart, on découvre l’histoire du Nouveau Monde à l’intérieur d’un authentique fort. À l’est de la ville, le parc Olympique, hôte des J.O. de 1976, dont le mât constitue la plus haute tour inclinée du monde: une vue incomparable. Juste à côté, le Biodôme, où cohabitent la faune et la flore de quatre écosystèmes différents. Le jardin botanique abrite une grande diversité d’espèces.

Direction loisirs
Dès les premiers beaux jours, c’est une explosion de festivités et de convivialité, au point que l’été devient torride ! Plus de deux mois pour faire la fête sans se soucier des voitures. Du 17 juin au 3 septembre, la rue Sainte-Catherine se  transforme en une vaste aire de jeu réservée aux piétons. Au solstice d’été, musiciens et mélomanes prennent possession des rues. Un peu partout se déroulent quantité de spectacles live, suivis par ceux de la Saint-Jean- Baptiste, puis c’est la fête nationale du Québec, le 24 juin!
Tout au long de l’été on vit littéralement dehors: des commerçants offrent leurs marchandises sur les trottoirs, les terrasses des bars et des restaurants bondées. Du 3 au 6 juillet, le Festival international de Montréal en arts transforme les rues en une vaste exposition en plein air, accueillant les oeuvres d’artistes québécois et canadiens.

La petite reine à l'honneur ©Gérald Baeriswyl

La féria du vélo
Effervescence unique: la route vous appartient! J’ai participé au Tour de l’Île Sainte-Hélène à vélo, le plus important rassemblement cycliste au monde. Un dimanche de juin :  imaginez: 50’000 cyclistes participent à cette 25e édition,  68 kilomètres dans une ville complètement «vélo», qui déroule le tapis rouge pour accueillir ce grand carnaval estival. Déjà deux nuits plus tôt se déroule le Tour de la nuit: dans les mêmes conditions, 5000 participants lancés dans une balade cycliste nocturne, un paradis sous les étoiles… on pédale, mais on discute aussi et on plaisante. Jugez plutôt: nulle voiture, pas de pollution ni de bruit, hormis les encouragements des innombrables spectateurs! Ce Tour de l’île n’est ni une course, ni un rallye. Plutôt la fête du deux roues. Chacun fait son tour, seul, en famille ou avec des amis et au rythme qui lui convient. C’est un moment de convivialité inoubliable pour découvrir Montréal, rencontrer d’autres cyclistes et faire du vélo en toute sécurité, alors que le tumulte urbain se tait. Départ et arrivée au pied du Mont-Royal, une manière de découvrir les quartiers populaires, comme les banlieues cossues, les zones commerciales, tout en longeant le fleuve Saint-Laurent sur 18 km, et le Vieux-Montréal. Si j’avais eu le feu sacré, j’aurais encore participé durant l’été, et avec quelques milliers d’autres cyclotouristes, soit à la Petite aventure, début juillet, une randonnée de 3 jours et 150 km proches de Montréal, soit au Grand tour, début août et 700 km dans le Bas-Saint-Laurent, la plus maritime des régions du Québec. A la suite de l’opération «vélo-boulot» de début juin, c’est une habitude qui est donnée depuis un quart de siècle: utiliser le vélo au quotidien, en lieu et place de la voiture. Et ça marche!

Gérald Baeriswyl


Infos pratiques

Renseignements

www.bonjourquebec.com.

Vol

Genève-Montréal sans escale avec Air Canada et Genève-Reykjavik-Montréal avec Icrelandair.

Agences spécialisées

Sky Tours, 0041 21 331 27 70; Canadian Tours, 0041 22 329 88 66.

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