{"id":914,"date":"2024-09-15T09:34:23","date_gmt":"2024-09-15T08:34:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/wordpress\/?p=914"},"modified":"2024-09-21T13:14:24","modified_gmt":"2024-09-21T12:14:24","slug":"mombasa-la-bigarree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/mombasa-la-bigarree\/","title":{"rendered":"Mombasa, la bigarr\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=914\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-2483\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/KenyaMombasA0101-455x303.jpg\" alt=\"Effervescence dans la rue \u00e0 Mombasa\" width=\"455\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/KenyaMombasA0101-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/KenyaMombasA0101-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/KenyaMombasA0101.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/strong><\/a><\/p>\n<p><strong>Beaucoup d&#8217;adeptes des safaris des parcs animaliers k\u00e9nyans ou des stations baln\u00e9aires de la c\u00f4te de l&#8217;oc\u00e9an Indien consid\u00e8rent Mombasa comme le but d&#8217;une simple excursion-pr\u00e9texte. Ceux-ci ont alors la surprise de d\u00e9couvrir une ville o\u00f9 les couleurs et l&#8217;animation sont le reflet d&#8217;un heureux m\u00e9lange de civilisations et de religions.<\/strong><\/p>\n<p>Si les parcs du Kenya sont, de toute \u00e9vidence, fort pris\u00e9s pour la vari\u00e9t\u00e9 de leur faune, mais n\u00e9anmoins des r\u00e9serves, on peut se dire qu&#8217;il en va un peu de m\u00eame pour ses visiteurs. Cela serait comme si ces derniers \u00e9taient plac\u00e9s dans une bulle privil\u00e9gi\u00e9e o\u00f9 les animaux sauvages et les villages masa\u00efs auraient \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s l\u00e0 pour leur seul plaisir. Pour avoir une id\u00e9e plus pr\u00e9cise du Kenya et de sa vie courante, Mombasa est le meilleur exemple d&#8217;un m\u00e9tissage pluriethnique et pluriconfessionnel qui s&#8217;est forg\u00e9 par le temps au gr\u00e9 des invasions ou des influences multiples, qu&#8217;il s&#8217;agisse, bien entendu des Portugais, mais aussi des cultures diverses venant du golfe arabo-persique et, enfin, de l&#8217;Inde.<\/p>\n<p>Les preuves se voient \u00e0 chaque coin de rue, ici, avec un temple d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Shiva, l\u00e0 avec les graffitis sur le mur d&#8217;un salon de coiffure pr\u00e9sentant ses clientes voil\u00e9es.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nLe quartier de la d\u00e9fense<\/strong><br \/>\nL\u2019arriv\u00e9e au centre ville de Mombasa se fait immanquablement sur la Moi Avenue dont l\u2019originalit\u00e9 est cette double arche de d\u00e9fenses d\u2019\u00e9l\u00e9phant g\u00e9antes crois\u00e9es, souvenir de l\u2019\u00e9poque de la couronne britannique. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que les vendeurs ambulants, quelques rares Masa\u00efs et d&#8217;autres, attendent les cars de touristes pour leur vendre des statuettes et autres objets artisanaux en bois. C\u2019est l\u00e0 aussi o\u00f9 j\u2019ai fait l\u2019affaire de ma vie en marchandant un couple de statuettes de bois repr\u00e9sentant une femme masa\u00ef accompagn\u00e9e par son mari guerrier. Plus tard, toutes les boutiques, au plus bas de leurs prix en offraient au moins le double. Ceci tenterait \u00e0 prouver que les harceleurs sont parfois ceux qui peuvent vous faire faire de bonnes affaires.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-2492\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMombasA0002+-455x303.jpg\" alt=\"Moi Avenue \u00e0 Mombasa\" width=\"455\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMombasA0002+-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMombasA0002+-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMombasA0002+.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/p>\n<p>Belle entr\u00e9e en mati\u00e8re pour cette ville aux parfums et aux images multiples qui la rangent dans le clan des m\u00e9tropoles totalement atypiques, \u00e0 d\u00e9guster sous un soleil de plomb et au centre d\u2019une animation tr\u00e9pidante et poussi\u00e9reuse.<\/p>\n<p>Mais suivons cette avenue \u00e0 la circulation automobile dense et d\u2019utilisation d\u2019avertisseurs sans mod\u00e9ration; cette avenue o\u00f9 les pi\u00e9tons parfois bien charg\u00e9s traversent sans contrainte l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a les arrange et sans crier gare. Une ombrelle, comme certaines femmes en portent ferait du bien mais, \u00e0 d\u00e9faut, suivons le trottoir chaotique jusqu\u2019au temple jain fait de marbre blanc et mettant face \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 in\u00e9luctable des multiples influences religieuses \u00e0 la fois venues du nord (islam) du nord-Ouest (christianisme) mais aussi de l\u2019est (diverses religions indiennes). Ce temple jain d\u00e9noterait-il des autres \u00e9difices de cette ville?<\/p>\n<p><strong>Etalages bigarr\u00e9s<\/strong><br \/>\nC\u2019est apr\u00e8s une pause rafra\u00eechissante dans ce lieu de pri\u00e8re qu\u2019on se doit de se diriger vers l\u2019une des attractions majeures de Mombasa qu\u2019est le march\u00e9 de Mackinnon et, accol\u00e9, le march\u00e9 municipal. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 toutes les senteurs d\u2019\u00e9pices, toutes les couleurs et toute l\u2019atmosph\u00e8re de l\u2019Afrique orientale sont au rendez-vous. Cela va des petites \u00e9choppes d\u2019\u00e9pices aux \u00e9tals de l\u00e9gumes ou de fruits \u00e0 m\u00eame le sol, concurrence admise aux grands \u00e9tals des march\u00e9s couverts. Partout o\u00f9 cela est rendu possible, le portrait de h\u00e9ros de la politique ou du sport garnit le mur de la boutique. C&#8217;est en s&#8217;enfilant dans le labyrinthe des ruelles autour de l&#8217;Old Kinlindi Road qu&#8217;on d\u00e9couvre celle qu&#8217;on baptise la \u00abvieille ville\u00bb et qui nous offre des tableaux insolites et tellement pittoresques: des murs blanchis \u00e0 la chaux de boutiques sur lesquels apparaissent des fresques grossi\u00e8res indiquant, par exemple, que les femmes pourront ici se faire coiffer en gardant leur foulard devant le visage ou l\u00e0, acheter des sous-v\u00eatements f\u00e9minins. C&#8217;est aussi une enfilade d&#8217;ateliers d&#8217;artisans, les uns travaillant la marqueterie, les autres l&#8217;\u00e9b\u00e9nisterie, les autres encore la poterie, etc. L&#8217;ambiance est \u00e0 la verve et l&#8217;espi\u00e8glerie des enfants qui courent dans les jambes des adultes et se font mutuellement des farces tout en n&#8217;oubliant pas de vous r\u00e9clamer quelques sous. Sur ces ruelles s\u2019ouvrent des portes finement sculpt\u00e9es dans le pur style swahili. Elles proviennent bien souvent de riches demeures. En levant la t\u00eate, vous d\u00e9couvrirez aussi que certaines de ces maisons sont dot\u00e9es de superbes balcons en bois.<\/p>\n<p>Au bout de l&#8217;Old Kinlindi Road vous attendra le march\u00e9 couvert aux poissons et son voisin le vieux port de marchandises o\u00f9, au milieu de carcasses de boutres fatigu\u00e9s rappelant les temps fastes du commerce avec le Y\u00e9men et Oman, des porteurs terminent de charger deux cargos pr\u00eats \u00e0 partir sous l\u2019\u0153il nonchalant des dockers align\u00e9s sur les marches qui descendent jusqu\u2019au quai. On imagine bien le temps o\u00f9 le commerce maritime battait son plein. Et dans la baie, des barques de p\u00eacheurs aux voiles latines passent et repassent. Quelques centaines de m\u00e8tres plus au sud, l&#8217;imposant fort J\u00e9sus en corail massif domine la baie et, \u00e0 ses pieds, des familles enti\u00e8res prennent le frais et s\u2019adonnent aux plaisirs de la baignade et du pique-nique.<\/p>\n<p><strong>Le long des avenues<\/strong><br \/>\nEn sortant de Mombasa, le spectacle ne cesse pas pour autant. Celles qui \u00e9taient des avenues au centre-ville deviennent des routes en s\u2019\u00e9loignant du centre. Les commerces les plus insolites les bordent, comme, par exemple, des canap\u00e9s et des meubles align\u00e9s, des piles de pneumatiques, des \u00e9choppes de brochettes.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-2494\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMomb0011+-455x278.jpg\" alt=\"Le bac\" width=\"455\" height=\"278\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMomb0011+-455x278.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/KenyaMomb0011+.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"color: #888888;\"><strong>Une affaire qui flotte<\/strong><br \/>\nL\u2019une des attractions majeures de Mombasa est d\u2019observer le va-et-vient incessant du ferry qui relie, le nord du terre-plein de Mombasa et le continent k\u00e9nyan et la route qui m\u00e8ne au village Mamba, \u00e0 la plage de Shanzo et \u00e0 Malindi. C\u00f4t\u00e9 Mombasa, l\u2019appontement se trouve au bas d\u2019une colline \u00e0 environ deux kilom\u00e8tres de la gare routi\u00e8re. Chaque jour, des dizaines de milliers de pi\u00e9tons et de v\u00e9hicules venant des banlieues tr\u00e8s peupl\u00e9es empruntent le bac, \u00e9vitant ainsi bien des d\u00e9tours, ceci malgr\u00e9 la construction d\u2019un pont qui, bien pratique il est vrai, ne r\u00e9sous pas encore tous les probl\u00e8mes de circulation pour se rendre vers le nord.<br \/>\nLes arriv\u00e9es et d\u00e9parts des ferries sont l\u2019occasion d\u2019une effervescence permanente que l\u2019on peu observer depuis le haut du talus du quartier de Mzizima. Dans une sorte de tunnel \u00e0 ciel ouvert s\u2019entassent pr\u00e8s d\u2019un millier de passagers aux v\u00eatements multicolores, lesquels prennent leur mal en patience, agglutin\u00e9s les uns contre les autres dans une chaleur suffocante. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la ligne, on voit distinctement le ferry qui largue les amarres, plein \u00e0 rabord. Il s\u2019avance avec solennit\u00e9.<br \/>\nLa travers\u00e9e ne prend gu\u00e8re plus de 10 minutes. Une fois le ferry appont\u00e9 et les pans m\u00e9talliques rabaiss\u00e9s, ce sont d\u2019abord les v\u00e9hicules qui quittent le navire sans demander leur reste, bient\u00f4t suivi d\u2019un flot de passagers qui se d\u00e9verse dans les rues de la capitale. D\u00e8s le signal donn\u00e9 pour les passagers en partance, c\u2019est un peu comme le d\u00e9part du marathon de New-York. C\u2019est la ru\u00e9e des passagers suivis de pr\u00e9s par des v\u00e9hicules de tous acabits qui chargent le navire au maximum.<br \/>\nEt c\u2019est ainsi de l\u2019aurore jusqu\u2019au coucher du soleil. Un spectacle permanent.<\/span><\/p>\n<p><strong>Textes Erika Bodmer,<br \/>\nphotos G\u00e9rard Blanc<\/strong><\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Infos pratiques<\/strong><\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Vol<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>Gen\u00e8ve-Addis\u00a0 Abeba-Mombasa avec Etiopian Airlines.<br \/>\n<strong>[googleMap width=&#8221;455&#8243; height=&#8221;300&#8243; directions_to=&#8221;false&#8221;]Mombasa, C\u00f4te, Kenya[\/googleMap]<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OK<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[23,12,30],"tags":[9528,1330,1328,1327,1329],"class_list":["post-914","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-aladecouverte","category-kenya","tag-kenya","tag-la-plage-de-shanzo","tag-masais","tag-mombasa","tag-old-kinlindi-road"],"wps_subtitle":"JE PARS \u00c0 LA D\u00c9COUVERTE","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=914"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/914\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20700,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/914\/revisions\/20700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}