{"id":869,"date":"2025-04-23T08:20:32","date_gmt":"2025-04-23T07:20:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/wordpress\/?p=869"},"modified":"2025-04-24T06:57:22","modified_gmt":"2025-04-24T05:57:22","slug":"perigord-une-vie-de-chateaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/perigord-une-vie-de-chateaux\/","title":{"rendered":"P\u00e9rigord, une vie de ch\u00e2teaux"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pourpre, blanc, noir ou vert, le P\u00e9rigord est l&#8217;exemple typique d&#8217;une France au terroir intact.<\/strong><\/p>\n<p>Si le foie gras ou la truffe sont les embl\u00e8mes du P\u00e9rigord, cette r\u00e9gion poss\u00e8de bien d&#8217;autres tr\u00e9sors, comme les paysages enchanteurs des vall\u00e9es tortueuses de la Dordogne ou de la V\u00e9z\u00e8re, les ch\u00e2teaux \u00e0 foison et les villes anciennes ayant gard\u00e9 tout leur caract\u00e8re d&#8217;\u00e9poque.<\/p>\n<p><strong>La capitale<\/strong><br \/>\nA tout seigneur tout honneur. La visite de P\u00e9rigueux s&#8217;impose \u00e0 qui sait garer sa voiture. La bonne combine est de grimper en haut de la tour m\u00e9di\u00e9vale de Mataguerre, dernier bastion de l&#8217;enceinte m\u00e9di\u00e9vale, au sommet de laquelle on b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un premier contact visuel avec le quartier historique \u00e0 la fois de styles m\u00e9di\u00e9val et Renaissance et, en particulier, des b\u00e2timents, tels l&#8217;H\u00f4tel Abzac de Labouze, fleuron des h\u00f4tels particuliers qui sont l\u00e9gion \u00e0 P\u00e9rigueux. Ensuite, il faut d\u00e9ambuler dans les ruelles \u00e9troites pour admirer la place de Navarre d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Henri IV; l&#8217;h\u00f4tel Gilles Lagrange, un ancien trag\u00e9dien \u00e9l\u00e8ve de Racine; la rue du port de Graule, o\u00f9 fut tourn\u00e9 Jacquou le Croquant; la Galerie Dumesnil et ses maisons \u00e0 colombages et bien d&#8217;autres sites encore, pour terminer par la fameuse cath\u00e9drale de Saint-Front, \u00e9tape majeure des p\u00e8lerinages \u00e0 Saint-Jacques-de-Compostelle.<\/p>\n<blockquote><p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2174\" title=\"Cyrano de Bergerac\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/Berjerac0026.jpg\" alt=\"Statue de Cyrano de Bergerac\" width=\"202\" height=\"137\" \/>Sur les traces de Cyrano<\/strong><br \/>\nAvec Bergerac en son centre, le P\u00e9rigord pourpre doit son appellation \u00e0 ses vignobles, dont le prestigieux Monbazillac. Ils obtinrent leurs lettres de noblesse gr\u00e2ce aux Huguenots qui, lors de leur exil d\u00fb \u00e0 la r\u00e9vocation de l\u2019Edit de Nantes, surent en faire appr\u00e9cier la valeur aupr\u00e8s de pays comme l\u2019Angleterre ou les Pays-Bas. La Bergerac actuelle n\u2019a rien perdu de ses activit\u00e9s s\u00e9culaires qui sont le commerce du vin et la manufacture du tabac. En parcourant le vieux quartier, le visiteur qui contemple la statue de Cyrano de Bergerac au centre de la place fleurie de Myrpre peut s\u2019interroger sur l\u2019origine du h\u00e9ros de Rostand. Sachez que le seigneur au grand nez fut invent\u00e9 pour les besoins de la com\u00e9die. L\u2019auteur s\u2019inspira d\u2019un truculent seigneur d\u2019Aquitaine \u00e0 qui il donna le nom de Bergerac pour faire vibrer la corde m\u00e9ridionale. Cette statue est un point de d\u00e9part id\u00e9al pour admirer les magnifiques maisons \u00e0 colombages de bricou datant du 14e et du 16e si\u00e8cle, qui bordent la place P\u00e9lissi\u00e8res, la place du Feu et les rues pi\u00e9tonni\u00e8res environnantes. Dans la Dordogne se mirent le vieux quartier, les deux ponts et le port fluvial o\u00f9 sont, aujourd\u2019hui encore, amarr\u00e9es des gabares, barques \u00e0 la voile latine qui transportaient jadis les marchandises jusqu\u2019\u00e0 Bordeaux.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Un bijou du patrimoine fran\u00e7ais<\/strong><br \/>\nS&#8217;il est une ville du P\u00e9rigord pour laquelle on affiche volontiers sa pr\u00e9f\u00e9rence, c&#8217;est bien Sarlat, class\u00e9e ville d\u2019art pour son pur style Renaissance. Ce chef-d\u2019oeuvre a \u00e9chapp\u00e9 de justesse \u00e0 la d\u00e9cr\u00e9pitude et aux m\u00e2choires des bulldozers gr\u00e2ce \u00e0 la fameuse loi de protection des sites promulgu\u00e9e par Andr\u00e9 Malraux.<\/p>\n<p>C\u2019est un \u00e9merveillement \u00e0 chaque coin de rue. Les maisons bourgeoises, les h\u00f4tels particuliers et les maisons de ma\u00eetres ont \u00e9t\u00e9 mis en valeur depuis 1962. Les balcons, enseignes et rambardes des terrasses sont en fer forg\u00e9. Il faut s\u2019enhardir \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans les cours et d\u00e9couvrir de splendides escaliers anciens et les balcons de bois sculpt\u00e9. On retiendra l\u2019h\u00f4tel de La Bo\u00e9tie, o\u00f9 v\u00e9cut le c\u00e9l\u00e8bre \u00e9crivain; la tour hexagonale de l\u2019h\u00f4tel de Maleville, qui fut habit\u00e9e par Jean de Vienne, surintendant des finances d\u2019Henri IV; ou encore l\u2019h\u00f4tel de Flamont, qui fut construit par un riche marchand drapier. La plus insolite est la Lanterne des morts, dont les habitants de Sarlat supposent qu\u2019elle servait de chambre fun\u00e9raire, peut-\u00eatre parce qu\u2019elle domine les \u00abenfeus\u00bb, lieux de transition o\u00f9 reposaient les corps des notables d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Mais la plus typ\u00e9e est la Maison bourgeoise, un mod\u00e8le de l&#8217;habitat du sud du P\u00e9rigord.<\/p>\n<p><strong>Homo sapiens<\/strong><br \/>\nSi l\u2019australopith\u00e8que a v\u00e9cu en Afrique il y a 2,55 millions d&#8217;ann\u00e9es, le P\u00e9rigord a l&#8217;homme de Cro-Magnon, un peu plus jeune, certes (35&#8217;000 ans). La visite des nombreuses grottes pr\u00e9historiques prend son d\u00e9part au village des Eyzies, proche duquel se trouve la grotte d\u2019\u00e9poque magdal\u00e9nienne de Font-de-Gaume, avec ses quelques deux cents repr\u00e9sentations animales (aurochs, chevaux, mammouths, etc.) grav\u00e9es ou peintes le long d&#8217;une galerie de 120 m\u00e8tres. Mais la plus spectaculaire est encore la grotte de Lascaux II. La grotte originale est ferm\u00e9e au public, mais, gr\u00e2ce \u00e0 de v\u00e9ritables prouesses technologiques et artistiques, l&#8217;exacte r\u00e9plique des fresques de Lascaux I\u2019a pu \u00eatre peinte. Proche de Thonac, le centre d\u2019art pr\u00e9historique du Thot avoisine un parc animalier d&#8217;un genre insolite. On y trouve des croisements donnant naissance \u00e0 un couple d&#8217;authentiques aurochs, et des pr\u00e9szwalskis, descendants des chevaux repr\u00e9sent\u00e9s sur les peintures rupestres, et recrut\u00e9s en Sib\u00e9rie.<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080\"><strong>De ch\u00e2teaux en villages<\/strong><br \/>\n<strong>Hautefort: <\/strong>Dans cette petite r\u00e9gion appel\u00e9e l\u2019Auvez\u00e8re est \u00e9rig\u00e9 Hautefort, l\u2019un des fleurons des ch\u00e2teaux p\u00e9rigourdins. Ancienne forteresse du troubadour Bertrand de Born Hautefort, sa touche finale lui fut donn\u00e9e en 1669 par l&#8217;architecte Nicolas Rambourg, ami d\u2019une favorite de Louis XIII. Il faut saluer le combat qui fut men\u00e9 par les habitants du village pour sa restauration apr\u00e8s le grand incendie de 1968.<strong><br \/>\nCharme:<\/strong> Parmi les nombreux villages enchanteurs qui peuplent le P\u00e9rigord blanc, le coup de coeur va \u00e0 Brant\u00f4me, appel\u00e9 aussi la \u00abVenise du P\u00e9rigord\u00bb, ceinte par une boucle de la Dronne. Ses quais et ses ponts fleuris sont pleins de po\u00e9sie. Les visites incontournables sont pour l&#8217;abbaye et ses b\u00e2timents conventuels fond\u00e9s en 769, et les ruelles bord\u00e9es de maisons \u00e0 colombages. C&#8217;est \u00e0 Brant\u00f4me que v\u00e9cut l&#8217;Abb\u00e9 de Brant\u00f4me, alias Pierre de Bourdeilles, un \u00e9crivain \u00e0 qui on doit notamment Les dames galantes.<br \/>\n<\/span><strong><br \/>\nG\u00e9rard Blanc, texte et photos<br \/>\n<\/strong><\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n<p><span style=\"color: #ff0000\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000\"><strong>Infos pratiques<\/strong><\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\"><strong>Renseignements<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>www.dordogne-perigord-tourisme.fr<br \/>\nwww.perigordnoir.com<br \/>\nwww.ville-brantome.fr<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\"><strong>A voir encore<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>Le village m\u00e9di\u00e9val de Bourdeilles et son ch\u00e2teau plongeant ses remparts dans la C\u00f2le; tout au long de la Dordogne, le mus\u00e9e gallo-romain de Vesunna; la Maison du vin \u00e0 Bergerac; le ch\u00e2teau de Monbazillac pour son histoire huguenote, mais surtout pour ses vins.<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\"><strong>H\u00f4tel coup de coeur<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>Ch\u00e2teau de Lalande \u00e0 Annesse-et-Beaulieu; les Glycines aux Eyzies-de-Tayac; Ch\u00e2teau des Merles \u00e0 Mouleydier-Bergerac.<\/p>\n<p><strong>[googleMap width=&#8221;455&#8243; height=&#8221;300&#8243; directions_to=&#8221;false&#8221;]Bergerac, France[\/googleMap]<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OK<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2157,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[7,58,12],"tags":[1405,7847,8350,8347,8348,5783,9535,8349,8346,8345],"class_list":["post-869","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-europe","category-france-europe","category-aladecouverte","tag-aquitaine","tag-bergerac","tag-beyrac","tag-brantome","tag-cyrano","tag-dordogne","tag-france-europe","tag-hautefort","tag-perigueux","tag-sarlat"],"wps_subtitle":"JE PARS \u00c0 LA D\u00c9COUVERTE","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/869","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=869"}],"version-history":[{"count":53,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/869\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21645,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/869\/revisions\/21645"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2157"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=869"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=869"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=869"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}