{"id":5783,"date":"2023-06-01T19:50:40","date_gmt":"2023-06-01T18:50:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=5783"},"modified":"2023-06-16T16:09:38","modified_gmt":"2023-06-16T15:09:38","slug":"saint-barthelemy-la-discrete-des-caraibes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/saint-barthelemy-la-discrete-des-caraibes\/","title":{"rendered":"Saint-Barth\u00e9lemy: La discr\u00e8te des Cara\u00efbes"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=5783\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-5940\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Saline_3550-455x302.jpg\" alt=\"Saline ST-BARTH\" width=\"455\" height=\"302\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Saline_3550-455x302.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Saline_3550-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Saline_3550.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>J&#8217;\u00e9tais parti avec cette id\u00e9e que Saint-Barth\u00e9lemy \u00e9tait le Saint-Tropez des Cara\u00efbes, mi-bling-bling, mi-frimeuse, un peu vaine. En fait, il n&#8217;en est rien.<\/strong><\/p>\n<p>Dans l&#8217;arc des Cara\u00efbes, \u00e0 proximit\u00e9 de l&#8217;\u00eele de Saint\u2013Martin, Saint-Barth\u00e9lemy faisait partie entre 1878 et 2007 du d\u00e9partement fran\u00e7ais d&#8217;outre-mer (DOM) de la Guadeloupe. A cette derni\u00e8re date, elle devint une collectivit\u00e9 d&#8217;outre-mer. Le principal avantage de ce statut est une ind\u00e9pendance douani\u00e8re et fiscale qui lui permet de vendre librement des produits hors-taxe (de marques de luxe de pr\u00e9f\u00e9rence), source de revenu non n\u00e9gligeable et, avec le tourisme, plus rentable que la r\u00e9colte du sel, la petite agriculture familiale, la p\u00eache ou le tressage de la paille qui \u00e9taient ses activit\u00e9s d&#8217;origine.<\/p>\n<p>On y acc\u00e8de \u00e0 bord d&#8217;un petit avion. Il est difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;il puisse en \u00eatre autrement. Un fou a eu l&#8217;id\u00e9e de planter la piste d&#8217;atterrissage juste derri\u00e8re une colline au sommet de laquelle tr\u00f4ne le seul rond-point de l&#8217;\u00eele. L&#8217;avion doit \u00e9viter l&#8217;obstacle et piquer pour attraper la piste qui, pour comble de l&#8217;acrobatie, aboutit dans la mer et oblige le pilote \u00e0 virer au dernier moment.<\/p>\n<p>Mais cela n&#8217;emp\u00eache nullement quelques 4000 touristes par an d&#8217;utiliser ce moyen de transport pour y acc\u00e9der.<\/p>\n<p>Une fois cet \u00e9pisode de suspense pass\u00e9, j&#8217;ai d\u00e9couvert une \u00eele de r\u00eave, o\u00f9 les buildings \u00e9taient totalement absents du paysage. Cela s&#8217;explique par l&#8217;interdiction de construire plus haut que le sommet des palmiers. Autre surprise: bien que l&#8217;\u00eele compte beaucoup de propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es, les plages priv\u00e9es y sont interdites et sont donc accessibles \u00e0 tous.<\/p>\n<p>Dans les d\u00e9corations externes comme internes de ces maisons priv\u00e9es cossues, on sent un soin particulier \u00e0 la d\u00e9coration intime, une tradition h\u00e9rit\u00e9e des Su\u00e9dois qui occup\u00e8rent l&#8217;\u00eele entre 1784 et 1878.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Nature exemplaire<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;iguane, animal l\u00e9gendaire, est \u00e0 son aise \u00e0 Saint-Barth\u00e9lemy. On en rencontre m\u00eame dans les rues de Gustavia. Bien que poussant dans une \u00eele avec peu de v\u00e9g\u00e9tation, deux arbres font \u00e9galement l&#8217;objet d&#8217;une protection: le ga\u00efac et le latanier. Mais plus que tout encore, l&#8217;\u00eele est le paradis des plongeurs dans des r\u00e9serves aux alentours de l&#8217;\u00eele Fr\u00e9gate, l&#8217;\u00eele Fourchue, le Pain de sucre, l&#8217;anse des Flamands, etc. Cette protection a un effet radical sur la faune et la flore sous-marine. Les tortues marines viennent pondre sur les plages. Les coraux sont presque tous intacts et on ne compte pas moins de 51 esp\u00e8ces appartenant \u00e0 31 genres diff\u00e9rents. 183 esp\u00e8ces de poissons y ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es. Dans les zones prot\u00e9g\u00e9es, la p\u00eache y est interdite et, a fortiori, la chasse sous-marine.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Une \u00eele haut de gamme?<\/strong><br \/>\nOui, certes, et c&#8217;est d&#8217;ailleurs David Rockefeller qui y acheta une villa en 1957 et donna rapidement le ton un peu exclusif du tourisme de cette \u00eele. Aujourd&#8217;hui, bien que les propri\u00e9taires de villas priv\u00e9es de luxe y soient nombreux, je n&#8217;ai pas eu l&#8217;impression de me trouver \u00e0 Saint-Tropez avec le monde de jetset faisant \u00e9talage de leur richesse. La raison vient certainement des r\u00e8gles strictes de circulation qui limitent la vitesse sur route \u00e0 45 km\/h et emp\u00eache toute frime en grosse cylindr\u00e9e. R\u00e9sultat: une ambiance simple et tranquille.<\/p>\n<p><strong>Gustavia<\/strong><br \/>\nLa capitale, nomm\u00e9e ainsi en l\u2019honneur de l&#8217;ancien roi de Su\u00e8de Gustave III, veut se donner des airs d\u2019un petit coin bon enfant de la France. Les rues sont un m\u00e9lange d&#8217;authenticit\u00e9 antillaise, avec ses petites cases typiques en pierre et en bois peint, des maisons traditionnelles toutes un peu con\u00e7ues selon le m\u00eame principe: des maisons blanchies \u00e0 la chaux qui vont par paires: la maison principale, o\u00f9 se trouvent deux pi\u00e8ces, la chambre et le s\u00e9jour, et la d\u00e9pendance servant de cuisine et disposant de l&#8217;indispensable citerne.<\/p>\n<p>Les rencontres sont faciles et sympathiques autour d&#8217;une bi\u00e8re partag\u00e9e et des invitations \u00e0 participer \u00e0 une partie de p\u00e9tanque jusqu&#8217;\u00e0 tard dans la nuit, un moment magique avec les bruits du ressac et les \u00e9chos de la ville.<\/p>\n<p>Le principal centre d&#8217;int\u00e9r\u00eat est le port et ses yachts qui laissent imaginer les moyens financiers de la majorit\u00e9 des habitants de l&#8217;\u00eele.<\/p>\n<p>On y trouve aussi beaucoup d\u2019entrep\u00f4ts de l&#8217;\u00e9poque su\u00e9doise, ancienne pr\u00e9sence \u00e9galement rappel\u00e9e par les noms de plusieurs rues, comme Droninggatan, Kongsgatan ou Westra Strandgatan. Les meilleurs exemples de b\u00e2timents datant de l&#8217;\u00e9poque su\u00e9doise sont l&#8217;ancienne mairie, le Brigantin (maison de ma\u00eetre ayant appartenu \u00e0 un Monsieur Dinzey), le clocher ou encore Wall House.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Tous \u00e0 la plage<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;aspect surprenant d&#8217;ailleurs pour une \u00eele aux nombreuses villas priv\u00e9es est que toutes les plages sont publiques. Au nombre d&#8217;environ une vingtaine, beaucoup d&#8217;entre elles sont intimistes. On chasse des tr\u00e9sors de coquillages \u00e0 la Shell-Beach; celle de Corossol est peu fr\u00e9quent\u00e9e, car on n&#8217;y acc\u00e8de que par bateau; les surfeurs se retrouvent \u00e0 la plage des Cayes; les petits bassins de la plage de Lorient la rendent id\u00e9ale pour la baignade en famille; la plage de Marigot se distingue par son abondante cocoteraie. Ma pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e est la plage de la Saline, lieu favori des oiseaux marins.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>L&#8217;\u00eele s\u00e8che<\/strong><\/p>\n<p>Les colons su\u00e9dois et fran\u00e7ais d&#8217;avant Louis XVI ne se sont gu\u00e8re pr\u00e9occup\u00e9s de la for\u00eat qui a \u00e9t\u00e9 quasiment d\u00e9truite. Cela donne aux g\u00e9n\u00e9rations actuelles du fil \u00e0 retordre pour revenir \u00e0 une situation \u00e9cologique acceptable, d&#8217;autant que l&#8217;\u00eele n&#8217;a aucune ressource en eau douce, si ce n&#8217;est la r\u00e9cup\u00e9ration de l&#8217;eau de pluie sur des toits en dessous desquels ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9es des citernes pour recueillir le pr\u00e9cieux liquide. Une usine de dessalement de l&#8217;eau de mer a \u00e9t\u00e9 construite en 1972, mais ce processus est co\u00fbteux, car il ne suffit pas de s\u00e9parer le sel de l&#8217;eau. L&#8217;eau doit encore \u00eatre remin\u00e9ralis\u00e9e. Il est naturel qu&#8217;elle soit un bien pr\u00e9cieux, que les habitants tiennent \u00e0 ne pas gaspiller.<\/p>\n<p><strong>Que faire \u00e0 Saint-Barth\u00e9lemy?<\/strong><\/p>\n<p>Se laisser vivre, prendre du repos, se baigner dans une mer d&#8217;\u00e9meraude translucide et \u00e0 une temp\u00e9rature id\u00e9ale (rarement en-dessous de 27\u00b0), pratiquer les sports nautiques, bien manger (les restaurants et h\u00f4tels cuisinent divinement), et d\u00e9vorer des romans.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 Basse-Terre ou Grande-Terre en Guadeloupe, l&#8217;expression orale authentiquement antillaise y est plus discr\u00e8te. Une grande partie de la population est descendante des Bretons, Poitevins, Normands, Saintongeais et Angevins et la langue qu&#8217;on y parle est le patois datant du 17e si\u00e8cle qui, \u00e0 son \u00e9coute, ferait penser au qu\u00e9b\u00e9cois.<br \/>\n<strong><br \/>\nTexte et photos Thierry Porchet<\/strong><\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n<h3><span style=\"color: #ff0000\">Infos pratiques<\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Vols<\/span><\/h5>\n<p>Gen\u00e8ve-Paris-Pointe-\u00e0-Pitre-Saint-Barth\u00e9lemy avec Air France; Gen\u00e8ve-Paris-Orly avec easyJet et Paris-Pointe-\u00e0-Pitre-Saint-Barth\u00e9lemy avec Air Cara\u00efbes.<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">H\u00f4tels<\/span><\/h5>\n<p>Les Ilets de la plage, www.lesilets.com; Le Toiny, www.letoiny.com.<\/p>\n<p>Restaurants de cuisine cr\u00e9ole:<br \/>\nChez Yvon; Chez Rolande; Le Grain de Sel, Au R\u00e9gal.<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Les f\u00eates<\/span><\/h5>\n<p>En janvier, le festival de la musique; en f\u00e9vrier, le carnaval; en avril, le festival du film des Cara\u00efbes; en ao\u00fbt, le Boubou&#8217;s festival (avec des t\u00eates d&#8217;affiche comme MC Solaar et Manu Djbango); en novembre, le marathon Gustavialoppet.<br \/>\n<span style=\"color: #ff0000\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Gastronomie<\/span><\/h5>\n<p>La client\u00e8le internationale de Saint-Barth\u00e9lemy n&#8217;a pas pour autant fait chuter l&#8217;engouement pour la cuisine cr\u00e9ole (acra, boudins, lambis, etc.). La bonne cuisine fran\u00e7aise y est aussi omnipr\u00e9sente, mais ce sont avant tout les poissons et les crustac\u00e9s qui excellent.<\/p>\n<p><small><a style=\"color: #0000ff;text-align: left\" href=\"http:\/\/maps.google.fr\/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=Saint+Barth%C3%A9lemy&amp;aq=1&amp;sll=46.75984,1.738281&amp;sspn=12.527903,31.179199&amp;vpsrc=0&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=Saint+Barth%C3%A9lemy&amp;t=m&amp;ll=17.899688,-62.833557&amp;spn=0.196023,0.311737&amp;z=11\" target=\"_blank\">Agrandir le plan<\/a><\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OK<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[26,40,6433],"tags":[963,9525,961,962,960],"class_list":["post-5783","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-amerique-du-sud","category-je-pars-tres-loin","category-saint-bartelemy","tag-antilles","tag-caraibes","tag-gustavia-saint-barthelemy","tag-plages-des-antilles","tag-saint-barthelemy"],"wps_subtitle":"JE PARS TR\u00c8S LOIN","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5783","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5783"}],"version-history":[{"count":29,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5783\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18900,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5783\/revisions\/18900"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}