{"id":4024,"date":"2024-08-22T10:55:42","date_gmt":"2024-08-22T09:55:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=4024"},"modified":"2024-08-23T17:42:50","modified_gmt":"2024-08-23T16:42:50","slug":"les-ibans-au-coeur-de-borneo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/les-ibans-au-coeur-de-borneo\/","title":{"rendered":"Les Ibans au coeur de Born\u00e9o"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=4024\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-6673\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2005\/02\/JEP-IBANS17-455x328.jpg\" alt=\"IBANS \u00a9 G\u00e9rard Blanc\" width=\"455\" height=\"328\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2005\/02\/JEP-IBANS17-455x328.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2005\/02\/JEP-IBANS17.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/strong><\/a><\/p>\n<p><strong>Certains hommes vivent encore au rythme des saisons, des dons de la nature et des traditions ancestrales. Ainsi sont les Ibans, au fond de la jungle de la Malaisie de Born\u00e9o.<\/strong><\/p>\n<p>Quoi de plus enrichissant, de d\u00e9paysant et de r\u00e9confortant \u00e0 la fois que de vivre une aventure presque intime, en d\u00e9couvrant la communaut\u00e9 Iban, dans la partie malaise de Born\u00e9o? On se sent alors vivre un de ces moments privil\u00e9gi\u00e9s qu\u2019aucune publicit\u00e9 tapageuse ne peut vous ravir. Un jour, peut \u00eatre, ce genre de rencontre, pour l\u2019instant tri\u00e9es sur le volet, deviendra monnaie courante. S\u2019il ne veut pas faire des Ibans des b\u00eates curieuses, le gouvernement malais devra alors d\u00e9velopper les espaces de d\u00e9monstrations folkloriques destin\u00e9s au tourisme. On en trouve d\u00e9j\u00e0 aux environs de Kuching. Mais pour l\u2019instant, la d\u00e9couverte des \u00ablonghouses \u00bb destin\u00e9e aux individualistes ou pour de tr\u00e8s petits groupes, reste encore possible et le demeurera tant que le respect des communaut\u00e9s visit\u00e9es restera une priorit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Carnet de route: <\/strong>A 60 km en voiture de Kuching, capitale du Sarawak, la ville de Sibu est comme un portail entre la civilisation et l\u2019entr\u00e9e dans le monde rural du Sarawak, l\u00e0 o\u00f9 les Chinois avaient, dans le temps, implant\u00e9 leur force commerciale, apr\u00e8s une tentative de domination politique avort\u00e9e. Ce carrefour ethnique et son march\u00e9 color\u00e9 sont aussi le lieu de rencontre des premi\u00e8res communaut\u00e9s Ibans qui, jadis, peuplaient toute la r\u00e9gion. C\u2019est \u00e0 cet endroit que le 4X4 devant nous conduire vers la jungle de Born\u00e9o prend la route du nord-est jusqu\u2019au barrage hydro\u00e9lectrique de Batang Ai, en bordure du parc national du m\u00eame nom. Nous chargeons alors nos bagages dans une pirogue appel\u00e9e \u00ablongboat\u00bb, qui, malgr\u00e9 sa structure traditionnelle, n\u2019en est pas moins propuls\u00e9e par un moteur hors-bord, m\u00eame si les bateli\u00e8res manient de temps \u00e0 autre des perches en bois, bien utiles pour \u00e9carter les troncs d\u2019arbres morts ou les rochers qui peuvent endommager la coque. Ce sont environ deux heures de navigation, au centre d\u2019un mur de v\u00e9g\u00e9tation luxuriante, sur l\u2019eau de la retenue lacustre de Batang Ai, puis le long des rivi\u00e8res Ai et Delok, qui nous m\u00e8nent jusqu\u2019au petit port de pirogues du lieu-dit Ula Ai \u00e0 Nanga Sumpa. Ce p\u00e9riple haut en couleur est agr\u00e9ment\u00e9 de spectacles tels qu\u2019une entr\u00e9e dans les for\u00eats d\u2019arbres morts inond\u00e9s et de troncs flottants ou des visions hallucinantes de clairi\u00e8res calcin\u00e9es, d\u00e9frichage coutumier pour y implanter des rizi\u00e8res. Puis, la remont\u00e9e du cours d\u2019eau se fait de plus en plus p\u00e9rilleuse. Par moment, la pirogue racle le fond peu profond de la rivi\u00e8re et craque d\u2019une mani\u00e8re inqui\u00e9tante pour lies n\u00e9ophytes que nous sommes qui craignent pour la survie de l\u2019embarcation.<br \/>\nImperturbables, de gravi\u00e8re en gravi\u00e8re et de pool en pool, bateliers et bateli\u00e8res p\u00e8sent de tout leur poids sur leurs perches ou quittent la pirogue pour la pousser de quelques m\u00e8tres jusqu\u2019\u00e0 des fonds plus cl\u00e9ments. L\u2019avanc\u00e9e sous la voute arborescente tropicale est l\u2019occasion de bien des rencontres tels, ici une nu\u00e9e d\u2019enfants et de femmes joyeux s\u2019adonnant au plaisir de la baignade, ou l\u00e0, des jeunes p\u00eacheurs utilisant le fusil-harpon ou le filet pour r\u00e9unir quelques tanches ou carpes qui composeront la prochaine grillade. Barrage! Les rochers \u00e9mergeants ne permettent plus aux pirogues de passer. L\u2019ensemble des bagages et autres marchandises ainsi que les voyageurs doivent \u00eatre transvas\u00e9s vers une autre embarcation. Le \u00ablongboat\u00bb d\u2019origine doit \u00eatre amarr\u00e9 pour attendre une autre \u00e9quip\u00e9e venant en sens inverse. Par endroit, des maisons sur pilotis aux toits de t\u00f4le ondul\u00e9e \u00e9mergent d\u2019un fourr\u00e9. Ce sont les petites s\u0153urs des fameuses \u00ablonghouse\u00bb dont nous allons conna\u00eetre un sp\u00e9cimen. Enfin, le \u00ablongboat\u00bb arrive \u00e0 un petit d\u00e9barcad\u00e8re d\u2019o\u00f9 une \u00e9chelle nous permet d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la \u00ablonghouse\u00bb de Ulu Ai, but final de notre p\u00e9riple.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=4024\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-6674\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2005\/02\/JEP-IBAN3-455x580.jpg\" alt=\"IBANS \u00a9 G\u00e9rard Blanc\" width=\"455\" height=\"580\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2005\/02\/JEP-IBAN3-455x580.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2005\/02\/JEP-IBAN3.jpg 802w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/a> <strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\n<strong>Chez les Ibans: <\/strong>La visite d\u2019une \u00ablonghouse\u00bb est une fantastique d\u00e9couverte pour qui sait l\u2019appr\u00e9cier. Le fait d\u2019habiter dans le m\u00eame environnement permet de s\u2019impr\u00e9gner de la vie courante du village. Ce sont les bruits de la for\u00eat, nuit et jour, ainsi que ceux de la basse-court (les coqs sont tr\u00e8s matinaux), les aboiements des chiens ou le grognement des cochons mi-sauvages.<br \/>\nDehors, c\u2019est la vie courante des hommes partant \u00e0 la chasse, des enfants qui, lorsque ce n\u2019est pas la p\u00e9riode scolaire, batifolent d\u00e9j\u00e0 dans la rivi\u00e8re et des femmes soignant les animaux. Les visiteurs, passeront la journ\u00e9e avec les p\u00eacheurs au fil de l\u2019eau, \u00e0 la recherche d\u2019une cascade pour une baignade divinement rafra\u00eechissante, ou \u00e0 la p\u00eache au filet pour attraper la base du pique-nique de midi qui sera additionn\u00e9 d\u2019\u00e9pinards sauvages, de longs haricots verts et de riz cuit \u00e0 l\u2019\u00e9tuv\u00e9e dans les sections de bambous plac\u00e9es sous la cendre. Le moment inoubliable sera la rencontre du soir avec les familles r\u00e9sidentes de la \u00ablonghouse\u00bb. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 un v\u00e9ritable contact s\u2019\u00e9tablira alors avec les diverses familles qui proposeront l\u2019incontournable verre de vin de riz de l\u2019amiti\u00e9. Un guide iban patent\u00e9 traduira les \u00e9changes de points de vues sur les aspects philosophiques de la vie courante. On d\u00e9couvrira alors ce paradoxe d\u2019une communaut\u00e9<br \/>\nvivant de chasse, de p\u00eache, de traditions et de superstitions ancestrales, mais ne n\u00e9gligeant pas non plus le hit-parade de la musique pop et les vedettes du football, comme le t\u00e9moignent les d\u00e9coupages des revues punais\u00e9es sur les portes\u00a0 des maisons familiales. 15 portes donnent sur un long couloir pour quinze appartements occup\u00e9s par des familles d\u2019Ibans, du chef de village au shaman, sorte de sorcier. Chaque appartement est d\u2019une structure rudimentaire et, bien que pouvant accueillir parfois jusqu\u2019\u00e0 15 personnes, reste immanquablement identique aux autres, avec le coin cuisine et la salle commune. Dehors, les enfants s\u2019adonnent \u00e0 ce jeu qui a monnaie courante en Malaisie: le sepak takraw. Il consiste \u00e0 maintenir le plus longtemps possible en l\u2019air une balle en rotin par-dessus un filet de volley avec n\u2019importe\u00a0 quelle partie du corps sauf les mains.<br \/>\nDe retour vers la civilisation, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de se demander si le vrai sens de la vie n\u2019est pas justement \u00e0 Nanga Sumpa.<\/p>\n<p><strong>G\u00e9rard Blanc et Erika Bodmer<\/strong><\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000\"><strong>Infos pratiques<br \/>\n<\/strong><\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\"><strong>Vol<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>Gen\u00e8ve-Francfort avec Lufthansa et Francort Kuala-Lumpur-Kushin avec Malaysia Airlines ou bien via Amsterdam avec KLM ou encore via Londres avec British Airways, et la suite avec Malaysia Airlines.<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\"><strong>Change<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>1 franc suisse = 0.303 ringgits.<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\"><strong>A prendre avec soi<\/strong><\/span><\/h5>\n<p>lotions anti-moustiques, v\u00eatements l\u00e9gers et confortables, chaussures de marche l\u00e9g\u00e8res et pouvant aller dans l\u2019eau, lampe torche, sacs en plastique pour prot\u00e9ger les appareils photos et garder les v\u00eatements au sec, tongs, papier de toilette, poncho ou K-way.<\/p>\n<p><strong>Erika et G\u00e9rard Blanc<\/strong><\/p>\n<p><small><a style=\"color: #0000ff;text-align: left\" href=\"http:\/\/maps.google.fr\/?ie=UTF8&amp;t=m&amp;ll=1.889306,113.598633&amp;spn=13.147518,19.951172&amp;z=5&amp;source=embed\" target=\"_blank\">Agrandir le plan<\/a><\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OK<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[124,10,50,54],"tags":[673,672,675,674,9533,677,676],"class_list":["post-4024","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-asie","category-extreme-orient","category-je-pars-a-la-rencontre","category-malaisie","tag-borneo","tag-ibans","tag-kuching","tag-longhouses","tag-malaisie","tag-nanga-sumpa","tag-sarawak"],"wps_subtitle":"JE PARS \u00c0 LA RENCONTRE","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4024","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4024"}],"version-history":[{"count":24,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4024\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20677,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4024\/revisions\/20677"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4024"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4024"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4024"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}