{"id":20727,"date":"2025-01-08T18:24:21","date_gmt":"2025-01-08T17:24:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=20727"},"modified":"2025-01-10T14:09:03","modified_gmt":"2025-01-10T13:09:03","slug":"saint-louis-une-immersion-dans-la-vie-trepidante-senegalaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/saint-louis-une-immersion-dans-la-vie-trepidante-senegalaise\/","title":{"rendered":"Saint-Louis : une immersion dans la vie tr\u00e9pidante s\u00e9n\u00e9galaise"},"content":{"rendered":"<p><strong>P\u00eache, histoire et contacts chaleureux<\/strong><br \/>\nAu 17\u00e8me si\u00e8cle il fut d\u00e9cid\u00e9 que le comptoir commercial \u00e9tabli par les fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve S\u00e9n\u00e9gal porterait de nom de Louis IX, \u00e0 savoir Saint-Louis. Ancienne capitale de l\u2019Afrique occidentale fran\u00e7aise (AOF), Saint-Louis perdit son statut au b\u00e9n\u00e9fice de Dakar en 1902.<\/p>\n<p><strong>Road trip<\/strong><br \/>\nIl existe bien une portion d\u2019autoroute de Dakar jusqu\u2019\u00e0 la ville de Thies, mais prendre le chemin des \u00e9coliers pour se rendre \u00e0 Saint-Louis est la meilleure mani\u00e8re de se plonger dans la vie quotidienne du S\u00e9n\u00e9gal. Qu\u2019il s\u2019agisse des faubourgs du nord de\u00a0 Dakar, comme les villes de Thies ou de Tivouane, c\u2019est une <a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0577.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-20879\" style=\"margin: 10px 5px -10px 0px\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0577.jpg\" alt=\"_MG_0577\" width=\"220\" height=\"147\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0577.jpg 1024w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0577-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0577-455x303.jpg 455w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/a>ambiance\u00a0 d\u00e9bordante qui s\u2019y manifeste tout au long de la route. Commerces en tous genres\u00a0 qui semblent parfois rudimentaires, salons de coiffure, marabouts, m\u00e9caniciens, cabanes de vente de pain, marchands de meubles exposant des canap\u00e9s somptueux, sorte de luxe tranchant avec le paysage, magasins de sacs et valises, ventes de jantes et pneus de voitures, etc. Les ch\u00e8vres mangent tout ce qui se pr\u00e9sente \u00e0 leur port\u00e9e sur les bas-c\u00f4t\u00e9 de la chauss\u00e9e et les sempiternelles charrettes hippomobiles font aussi partie int\u00e9grantes du d\u00e9cor, tout comme les petites mosqu\u00e9es qui s\u2019animent aux heures de la pri\u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0638.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-20881\" style=\"margin: 10px 5px 0px 0px\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0638.jpg\" alt=\"_MG_0638\" width=\"445\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0638.jpg 1024w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0638-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0638-455x303.jpg 455w\" sizes=\"auto, (max-width: 445px) 100vw, 445px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Changement de d\u00e9cor<\/strong><br \/>\nEn quittant Louga, \u00a0le paysage est r\u00e9solument sah\u00e9lien et la nature devient\u00a0 plus aride avec des dunes et des dromadaires en semi-libert\u00e9, ou encore une famille de vautours faisant bombance sur une carcasse. Les baobabs se sont d\u00e9pouill\u00e9s de leurs feuilles pour maintenir leur s\u00e8ve en p\u00e9riode de s\u00e9cheresse. Pour finir, c\u2019est l\u2019arriv\u00e9e des faubourgs de Saint-Louis avec des marais salants et leurs tas de sel et des \u00e9quipes de p\u00eacheurs \u00e0 pied jetant leurs filets en cadence dans la lagune. Nous arrivons donc dans la localit\u00e9 de Saint-Louis qui se divise en trois parties\u00a0: L\u2019\u00eele Saint-Louis, la Langue de Barbarie et Sor. Nous nous concentrerons sur les deux premi\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Le centre historique<\/strong><br \/>\nDe 2200 m\u00e8tre de long et 350 m\u00e8tres de large et des rues tir\u00e9es au cordeau, l\u2019\u00eele Saint-Louis est reli\u00e9e au continent par le majestueux pont Faidherbe, construit selon les plans de Gustave Eiffel.. Une bonne mani\u00e8re de la visiter est de louer une cal\u00e8che, ce qui permet de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une position dominante. La ville a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e en deux parties \u00e0 l\u2019\u00e9poque coloniale avec la partie musulmane au nord et la partie chr\u00e9tienne au sud, raison pour laquelle furent construites la premi\u00e8re mosqu\u00e9e de l\u2019AOF au nord et la premi\u00e8re cath\u00e9drale chr\u00e9tienne de l\u2019AOF au sud. On voit d\u00e9filer toutes sortes d\u2019images, comme une envol\u00e9e d\u2019\u00e9coliers en uniforme, pantalon bleu sombre et chemisette bleu ciel, des maisons en dur parfois toujours occup\u00e9e par des Fran\u00e7ais. En son centre tr\u00f4ne la place Faidherbe, un g\u00e9n\u00e9ral fran\u00e7ais auquel on doit un grand nombre d\u2019am\u00e9nagements comme, par exemple, les ports de Dakar, Saint-Louis ou Rufisque. \u00a0Il aurait \u00ab\u00a0pacifi\u00e9\u00a0\u00bb le pays d\u2019une mani\u00e8re plut\u00f4t muscl\u00e9e d\u2019o\u00f9 la d\u00e9baptisation en \u00a0place Baya-Ndar. Elle fut d\u2019abord une place d\u2019armes, puis le grand march\u00e9 de Saint-Louis et aujourd\u2019hui, le lieu de toutes les grandes manifestations. publiques. C\u2019est l\u00e0 que r\u00e9sidait le r\u00e9giment colonial dans la caserne de Rognant, transform\u00e9e aujourd\u2019hui en un h\u00f4tel et en un poste de police. Plus loin, sur le port de Saint-Louis se dresse le palais du gouverneur. Une curiosit\u00e9\u00a0: 0n notera une grue \u00e0 vapeur\u00a0 apport\u00e9e par des militaires fran\u00e7ais en 1883.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0671.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-20883\" style=\"margin: 10px 5px 0px 0px\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0671.jpg\" alt=\"_MG_0671\" width=\"445\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0671.jpg 1024w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0671-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0671-455x303.jpg 455w\" sizes=\"auto, (max-width: 445px) 100vw, 445px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>La Langue de Barbarie<\/strong><br \/>\nIl s\u2019agit d\u2019une \u00e9troite bande de terre qui s\u2019\u00e9tend sur environ 20 km entre l\u2019embouchure du fleuve S\u00e9n\u00e9gal et l\u2019oc\u00e9an Atlantique et qui est une r\u00e9serve naturelle pour les oiseaux migrateurs. Elle fut baptis\u00e9e Langue de Barbarie par les Fran\u00e7ais\u00a0: langue pour cette longue bande de sable et Barbarie, car elle \u00e9tait habit\u00e9e par des Barbares terme qui se changea en Berb\u00e8res par la suite.<br \/>\nSur environ quatre kilom\u00e8tres depuis Saint-Louis, une enfilade de grandes pirogues\u00a0 est amarr\u00e9e au rivage c\u00f4t\u00e9 fleuve. Au S\u00e9n\u00e9gal, toute embarcation est une pirogue, qu\u2019elle soit grande ou petite, \u00e0 moteur, \u00e0 voile ou \u00e0 rame. Nous sommes dans le quartier des p\u00eacheurs. La p\u00eache est une activit\u00e9 qui repr\u00e9sente la seconde source de revenus du pays et la premi\u00e8re de Saint-Louis. Elle \u00a0bat son plein d\u00e8s la sortie nord de Saint-Louis. Bien que les maisons de ce quartier ne paient pas toujours de mine, elles sont souvent les propri\u00e9t\u00e9s de riches armateurs. Il faut se repr\u00e9senter un alignement d\u2019embarcations \u00e0 perte de vue, toutes plus color\u00e9es les unes que les autres. Les pirogues naviguent le plus souvent deux par deux avec \u00e0 leur bord un \u00e9quipage d\u2019une trentaine de marins. L\u2019animation y est permanente, \u00a0le soir quand les embarcations partent pour une nuit enti\u00e8re au large, mais elle est \u00e0 son comble\u00a0 le matin au retour de la p\u00eache, fanions au vent, arborant fi\u00e8rement le nom de leur patron-p\u00eacheur peint sur leurs coques. L\u2019agitation bat son plein. Une enfilade de camions r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s attend patiemment la fin de la cri\u00e9e pour ensuite charger le fruit de la p\u00eache qui partira vers les diff\u00e9rentes villes du S\u00e9n\u00e9gal et des pays voisins, mais aussi vers l\u2019Europe.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0625.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-20884\" style=\"margin: 10px 5px -10px 0px\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0625.jpg\" alt=\"_MG_0625\" width=\"220\" height=\"147\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0625.jpg 1024w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0625-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/MG_0625-455x303.jpg 455w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/a>Le poisson livr\u00e9, le travail des p\u00e9cheurs n\u2019est pas pour autant termin\u00e9. Il faut sortir les filets pour les r\u00e9parer. C\u2019est un vrai spectacle que cette cha\u00eene de marins espac\u00e9s d\u2019environ 5 m\u00e8tres et\u00a0 portant sur leurs \u00e9paules un filet long de plusieurs kilom\u00e8tres. Si vous souhaitez passer en voiture \u00e0 ce moment, il vous faudra vous armer de patience jusqu\u2019\u00e0 ce que le filet soit enti\u00e8rement d\u00e9barqu\u00e9, ce qui peut durer une bonne demi-heure. En attendant, le quartier entier est sous effervescence. Sous des auvents, les hommes discutent longuement. Cela remplace l\u2019arbre des palabres qu\u2019on trouve dans la brousse. Les femmes, les pieds dans l\u2019eau, papotent \u00e0 grands cris.<\/p>\n<p>Texte et photos <strong>G\u00e9rard Blanc<\/strong><\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n<p>A lire aussi :<br \/>\n<a style=\"color: #ff0000\" title=\"Parc ornithologique au S\u00e9n\u00e9gal : Djoudj, le paradis des p\u00e9licans\" href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=20729\" rel=\"bookmark\">Parc ornithologique au S\u00e9n\u00e9gal : Djoudj, le paradis des p\u00e9licans <\/a><\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000\">Informations pratiques<\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Agence sp\u00e9cialis\u00e9e<\/span><\/h5>\n<p>Indalo \u00e0 Fribourg\u00a0:\u00a0 https:\/\/indalo.ch<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Y aller<\/span><\/h5>\n<p>Gen\u00e8ve-Rome-Dakar avec ITA-Airways<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">La couette<\/span><\/h5>\n<p>Le Diamarek, en bordure de mer sur la Langue de Barbarie, et en ville de Saint-Louis\u00a0: H\u00f4tel de la Poste, H\u00f4tel de la R\u00e9sidence<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Le couvert<\/span><\/h5>\n<p>Table d\u2019h\u00f4te chez Aida o\u00f9 on vous pr\u00e9parera le yassa traditionnel et o\u00f9 vous apprendrez la vie courante d\u2019une famille\u00a0; Caf\u00e9 de la poste\u00a0; \u00a0Le Siki (l\u2019ancienne demeure de \u00ab\u00a0Battling Siki\u00a0\u00bb, celui qui boxa jadis contre Carpentier)<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">A voir encore<\/span><\/h5>\n<p>. La cath\u00e9drale datant de 1827<br \/>\n. La r\u00e9serve ornithologique de Djoudj<br \/>\n. Les villages peuhls de la brousse<br \/>\n. Le mus\u00e9e des arts classiques des Afriques<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ok<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":20906,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[23,12,50,40],"tags":[9521,9449,5176,9452,9448,9451,9450,9447,1616],"class_list":["post-20727","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-aladecouverte","category-je-pars-a-la-rencontre","category-je-pars-tres-loin","tag-afrique","tag-aof","tag-e","tag-faidherbe","tag-langguedebarbarie","tag-peche","tag-pirogues","tag-saintlouis","tag-senegal"],"wps_subtitle":"JE PARS TR\u00c8S LOIN","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20727","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20727"}],"version-history":[{"count":21,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20727\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21728,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20727\/revisions\/21728"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20906"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20727"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20727"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20727"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}