{"id":18006,"date":"2024-09-13T00:06:21","date_gmt":"2024-09-12T23:06:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=18006"},"modified":"2024-09-14T11:56:34","modified_gmt":"2024-09-14T10:56:34","slug":"paris-le-street-art-de-belleville","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/paris-le-street-art-de-belleville\/","title":{"rendered":"Paris : Le street art de Belleville"},"content":{"rendered":"<p><strong>Si le street art a aujourd\u2019hui acquis ses lettres de noblesse, il a, \u00e0 Paris, pris une place incontestable. Le quartier de Belleville en est l\u2019un des meilleurs exemples.<br \/>\nNombreuses sont les villes europ\u00e9ennes qui ont maintenant droit \u00e0 leur street art, \u00e0 savoir l\u2019art d\u2019utiliser les murs pour une expression parfois simpliste et n\u2019ayant initialement que le but d\u2019une recherche d\u2019existence et de reconnaissance. Il fallait se faire conna\u00eetre \u00e0 tout prix, avec ou sans talent et, dans beaucoup de cas, un esprit de provocation. Aujourd\u2019hui, les choses ont chang\u00e9 et un certain nombre d\u2019artistes sont parvenus \u00e0 cr\u00e9er de v\u00e9ritables \u0153uvres d\u2019art qui se sont, peu \u00e0 peu \u00e9lev\u00e9es au rang d\u2019art \u00e0 part enti\u00e8re au m\u00eame titre que la peinture ou la BD. Cela va de la bombe a\u00e9rosol \u00e0 la peinture au pochoir ou, carr\u00e9ment, \u00e0 la grande fresque occupant un pan de mur entier.<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7062.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-18076\" style=\"margin: 10px 10px -10px 0px\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7062-455x682.jpg\" alt=\"_MG_7062\" width=\"190\" height=\"285\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7062-455x682.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7062.jpg 683w\" sizes=\"auto, (max-width: 190px) 100vw, 190px\" \/><\/a><\/strong>Qu\u2019il soit dans les couloirs du m\u00e9tro ou \u00e0 ciel ouvert, le street art est l\u2019une des expressions les plus populaires \u00e0 Paris et fait souvent l\u2019objet d\u2019une course \u00e0 qui spayerait le tag le plus spectaculaire dans le lieu le plus insolite, qu\u2019il soit sur les transports public, sur les rideaux de fer des magasins, des cl\u00f4tures de chantiers ou des maisons en d\u00e9molition.<br \/>\nSi Mai 1968 a vu fleurir sur les murs de Paris des phrases revendicatrices (des livres ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s sur une s\u00e9lection de graffitis parmi les plus cocasses), c\u2019est plut\u00f4t au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 que le street art a vraiment pris son essor avec, comme le style hip hop, un d\u00e9calage d\u2019environ 15 ans avec les tags des Etats-Unis. Au d\u00e9but, il \u00e9manait de lyc\u00e9ens et de jeunes ch\u00f4meurs entre 10 et 18 ans, venus des quartiers populaires ou p\u00e9riph\u00e9riques. Par la suite, il s\u2019est \u00e9tendu \u00e0 des \u00e9l\u00e8ves d\u2019\u00e9coles des beaux-arts, estimant que les galeries et les mus\u00e9es ne pouvaient \u00eatre \u00e0 la port\u00e9e de tout le monde et qu\u2019il n\u2019y avait que la rue pour y rem\u00e9dier. A Paris, un mus\u00e9e du graffiti a m\u00eame vu le jour en 1987.<br \/>\nCertains esprits parisiens ne sont toujours pas ouverts aux \u0153uvres des tagueurs, leur reprochant leur absence de talent et surtout jugeant leur pr\u00e9sence inappropri\u00e9e.<\/p>\n<p>Il arrive que des espaces soient accord\u00e9s officiellement au street art, mais, pour certains tagueurs, cela \u00f4te \u00e9videmment le go\u00fbt de l\u2019interdit, de la provocation, de la course entre le chat et la souris avec les autorit\u00e9s et de l&#8217;appropriation de l&#8217;espace public. On a assist\u00e9 \u00e0 des proc\u00e8s m\u00e9morables, notamment entre le tagueur Azyle et la RATP. Certains tagueurs se sont m\u00eame constitu\u00e9s en association de d\u00e9fense comme ceux qu\u2019on appelle les Zulus.<br \/>\nL\u2019administration parisienne et les transports en commun se plaignent journellement des frais de nettoyage astronomiques qu\u2019ils doivent engager et qui, en 1988, ont co\u00fbt\u00e9 35 millions de francs \u00e0 la RATP, 70 millions de francs \u00e0 la SNCF et 20 millions de francs \u00e0 la mairie de Paris. Mais depuis, des attitudes de conciliation ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es, comme, par exemple, la SNCF qui a intelligemment organis\u00e9 un concours s\u00e9lectionnant les meilleures \u0153uvres.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Belleville0074.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-18079\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Belleville0074-455x303.jpg\" alt=\"Belleville \u00a9 Gerard Blanc\" width=\"455\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Belleville0074-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Belleville0074-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Belleville0074.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Belleville, Oberkampf et M\u00e9nilmontant<\/strong><br \/>\nSelon les endroits, les \u0153uvres demeurent encore ill\u00e9gales et souvent \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Les plus p\u00e9rennes sont souvent celles qui occupent des pans de mur entiers et ont \u00e9t\u00e9 officiellement autoris\u00e9es comme, par exemple, \u00e0 la place Verte au 107 de la rue Oberkampf. Ce mur fait partie des espaces attribu\u00e9s \u00e0 l&#8217;association &#8220;le mur&#8221; avec la cr\u00e9at5ion d&#8217;une nouvelle fresque environ toutes les deux semaines. C\u2019est dans ce secteur et aux alentours de la rue de Belleville et du boulevard de M\u00e9nilmontant qu\u2019on d\u00e9couvre un \u00e9ventail particuli\u00e8rement touffu. Cette association de fresquistes du street art a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par le peintre et sculpteur fran\u00e7ais Jean Faucheur, les artiste Thomas Louis Jacques Schmitt, Malitte Matta et du collectionneur Bob Jeudy.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7100.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-18078\" style=\"margin: 10px 10px -10px 0px\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7100-455x682.jpg\" alt=\"Belleville \u00a9 Gerard Blanc\" width=\"190\" height=\"285\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7100-455x682.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/MG_7100.jpg 683w\" sizes=\"auto, (max-width: 190px) 100vw, 190px\" \/><\/a>On y trouve des \u0153uvres et des signatures de tout acabit. Elles \u00e9manent de Parisiens, mais pas seulement. Il en vient d\u2019artistes venus d\u2019ailleurs (Allemagne, Angleterre, Etats-Unis). On trouve assez souvent la signature de Johnny Boy avec ses personnages grotesques\u00a0; RED avec ses pochoirs noirs de l\u2019homme d\u2019affaires \u00e0 la mallette\u00a0; Barbanar et ses Barbapapas discrets de couleurs diverses, chacun dans une posture diff\u00e9rente, et, bien entendu, l\u2019incontournable mosa\u00efste international Invader, inventeur du \u00ab\u00a0rubikubisme\u00a0\u00bb, cet \u00e9tudiant aux Beaux-arts de Paris dont les \u0153uvres se retrouvent dans plusieurs m\u00e9tropoles du monde, y inclus au Japon et aux Etats-Unis. On trouve aussi de simples phrases d\u2019extraits de po\u00e8mes \u00e9manant d\u2019auteurs m\u00e9connus. Belleville, au m\u00eame titre que Montmartre, a droit elle aussi \u00e0 celle qu\u2019on appelle l\u2019esplanade du Parc, d\u2019o\u00f9 on peut jouir d\u2019une vue plongeante sur Paris et ce coin de verdure agr\u00e9able qu\u2019est le parc de Montmartre, ses fontaines, ses cascades et quelques 1200 essences d\u2019arbres. C\u2019est \u00e0 cet endroit qu\u2019on peut admirer les fresques de jeunes filles du renomm\u00e9 Seth, peintes sur celles qu\u2019on appelle les colonnes du Belv\u00e9d\u00e8re.<br \/>\nMais Belleville ne serait pas Belleville si on n\u2019y trouvait pas, proche de l\u00e0 o\u00f9 elle naquit dans le ruisseau, son h\u00e9ro\u00efne: \u00e0 savoir la m\u00f4me Piaf.<\/p>\n<p><strong>Texte et photos G\u00e9rard Blanc<\/strong><\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000\">Infos pratiques<\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Y aller<\/span><\/h5>\n<p>TGV Lyria www.tgv-lyria.com<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Renseignements<\/span><\/h5>\n<p>Atout France\u00a0: <a href=\"https:\/\/ch.france.fr\/fr\">ch.france.fr\/fr<\/a><\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000\">Agence sp\u00e9cialis\u00e9e<\/span><\/h5>\n<p>Frantour, www.frantour.ch.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ok<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":18077,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[7,58,14],"tags":[8153,8154,1117,8167,8155,8148,1122,6818,8166,1948,8146,8156,8157,8144,8150,8151,8152],"class_list":["post-18006","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-europe","category-france-europe","category-je-pars-en-week-end","tag-azyle","tag-barnnabar","tag-belleville","tag-graffiti","tag-invader","tag-johnny-boy","tag-menilmontant","tag-metro","tag-oberkampf","tag-paris","tag-ratp","tag-red-2","tag-seth","tag-streetart","tag-tags","tag-tagueur","tag-zulus"],"wps_subtitle":"JE PARS EN WEEK-END","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18006","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18006"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18006\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18088,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18006\/revisions\/18088"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18077"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18006"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18006"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18006"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}