{"id":18002,"date":"2019-12-06T12:02:03","date_gmt":"2019-12-06T11:02:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=18002"},"modified":"2019-12-16T00:11:38","modified_gmt":"2019-12-15T23:11:38","slug":"retour-du-boeing-737-max-toujours-pas-pour-demain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/retour-du-boeing-737-max-toujours-pas-pour-demain\/","title":{"rendered":"Retour du Boeing 737 Max : toujours pas pour demain"},"content":{"rendered":"<p>Le ciel n\u2019est pas rose, ni pour Boeing, ni pour les compagnies a\u00e9riennes utilisant le B 737 Max qui est interdit de vol depuis maintenant neuf mois. Cette crise entra\u00eene plusieurs compagnies a\u00e9riennes dans un gouffre financier.<\/p>\n<p>Annonc\u00e9e dans un premier temps pour octobre 2019, puis pour d\u00e9cembre 2019, il y a peu de chances que le B 737 \u00a0MAX reprenne ses activit\u00e9s avant plusieurs mois. Le\u00a0 constructeur Boeing effectue toujours des tests sur un nouveau logiciel\u00a0 de pilotage. Une fois les essais d\u00e9clar\u00e9s comme concluants, les agences en charge de la s\u00e9curit\u00e9 a\u00e9rienne des diff\u00e9rents pays et r\u00e9gions du monde devront donner leur accord final et, en premier lieu, la FAA (Federal Air Administration), suivie par l\u2019EASA (Agence europ\u00e9enne de la s\u00e9curit\u00e9 a\u00e9rienne). Comme elle l\u2019a pr\u00e9c\u00e9demment indiqu\u00e9, cette derni\u00e8re exige de faire elle-m\u00eame\u00a0 des \u00e9tudes ind\u00e9pendantes et plus approfondies sur la fabrication de l\u2019appareil. Enfin, l\u2019autorisation finale de voler ne sera accord\u00e9e qu\u2019apr\u00e8s une formation ad\u00e9quate des pilotes sur le nouveau logiciel.<\/p>\n<p>A ce jour, environ 380 appareils de ce type sont emp\u00each\u00e9s de voler. De plus, 400 autres sortis d\u2019usine depuis mars dernier sont toujours parqu\u00e9s chez le constructeur en attente de r\u00e9vision avant de pouvoir rejoindre le ciel. Fait cocasse, les usines de Boeing continuent \u00e0 produire environ une quarantaine de B 737 MAX par mois. La raison est que, une fois le feu vert final, il faudra rattraper les retards de livraison, proc\u00e9d\u00e9 qui risquera de prendre au moins une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences\u00a0: Le grounding des B 737 MAX engendre une suite de cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour les compagnies a\u00e9riennes.\u00a0 Ryanair, par exemple, a entam\u00e9 la fermeture de plusieurs de ses bases \u00e0 commencer par celles de Gran Canaria et, bient\u00f4t, celles de Nuremberg et de Stockholm. La lowcost scandinave Norwegian a d\u00fb louer des avions pour remplacer les dix-huit B737MAX clou\u00e9s au sol et se trouvera en grande difficult\u00e9 si la centaine d\u2019avions de ce type qu\u2019elle a command\u00e9e n\u2019est pas livr\u00e9e prochainement. D\u2019autres transporteurs se trouvent dans des situations analogues, comme United Airlines et FlyDubai. Cette derni\u00e8re pr\u00e9voit d\u2019annuler sa commande et de se tourner vers Airbus. D\u2019autres compagnies encore sont dans l&#8217;attente de livraison, telles qu\u2019Air Canada, American Airlines, A\u00e9romexico, Lion Air, Copa Airlines, Garuda, GOL, Southwest, Spicejet, Turkish Airlines, Vietjet, LOT, Air Italy, etc., soit environ 1500 appareils.<\/p>\n<p>Sources\u00a0;: Le Point\/Usine nouvelle\/latribune.fr\/Air journal<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le ciel n\u2019est pas rose, ni pour Boeing, ni pour les compagnies a\u00e9riennes utilisant le B 737 Max qui est interdit de vol depuis maintenant neuf mois. Cette crise entra\u00eene plusieurs compagnies a\u00e9riennes dans un gouffre financier.<\/p>\n<p>Annonc\u00e9e dans un premier temps pour octobre 2019, puis pour d\u00e9cembre 2019, il y a peu de chances que le B 737  MAX reprenne ses activit\u00e9s avant plusieurs mois. Le  constructeur Boeing effectue toujours des tests sur un nouveau logiciel  de pilotage. Une fois les essais d\u00e9clar\u00e9s comme concluants, les agences en charge de la s\u00e9curit\u00e9 a\u00e9rienne des diff\u00e9rents pays et r\u00e9gions du monde devront donner leur accord final et, en premier lieu, la FAA (Federal Air Administration), suivie par l\u2019EASA (Agence europ\u00e9enne de la s\u00e9curit\u00e9 a\u00e9rienne). Comme elle l\u2019a pr\u00e9c\u00e9demment indiqu\u00e9, cette derni\u00e8re exige de faire elle-m\u00eame  des \u00e9tudes ind\u00e9pendantes et plus approfondies sur la fabrication de l\u2019appareil. Enfin, l\u2019autorisation finale de voler ne sera accord\u00e9e qu\u2019apr\u00e8s une formation ad\u00e9quate des pilotes sur le nouveau logiciel.<\/p>\n<p>A ce jour, environ 380 appareils de ce type sont emp\u00each\u00e9s de voler. De plus, 400 autres sortis d\u2019usine depuis mars dernier sont toujours parqu\u00e9s chez le constructeur en attente de r\u00e9vision avant de pouvoir rejoindre le ciel. Fait cocasse, les usines de Boeing continuent \u00e0 produire environ une quarantaine de B 737 MAX par mois. La raison est que, une fois le feu vert final, il faudra rattraper les retards de livraison, proc\u00e9d\u00e9 qui risquera de prendre au moins une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences : Le grounding des B 737 MAX engendre une suite de cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour les compagnies a\u00e9riennes.  Ryanair, par exemple, a entam\u00e9 la fermeture de plusieurs de ses bases \u00e0 commencer par celles de Gran Canaria et, bient\u00f4t, celles de Nuremberg et de Stockholm. La lowcost scandinave Norwegian a d\u00fb louer des avions pour remplacer les dix-huit B737MAX clou\u00e9s au sol et se trouvera en grande difficult\u00e9 si la centaine d\u2019avions de ce type qu\u2019elle a command\u00e9e n\u2019est pas livr\u00e9e prochainement. D\u2019autres transporteurs se trouvent dans des situations analogues, comme United Airlines et FlyDubai. 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D\u2019autres compagnies encore sont dans l&#8217;attente de livraison, telles qu\u2019Air Canada, American Airlines, A\u00e9romexico, Lion Air, Copa Airlines, Garuda, GOL, Southwest, Spicejet, Turkish Airlines, Vietjet, LOT, Air Italy, etc., soit environ 1500 appareils.<\/p>\n<p>Sources ;: Le Point\/Usine nouvelle\/latribune.fr\/Air journal<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[7479,1180,977,7835,5680,5302,328,8142,1801,1401,8143],"class_list":["post-18002","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-breves","tag-aeromexico","tag-air-canada","tag-american-airlines","tag-b737-max","tag-boeing","tag-easa","tag-grounding","tag-rfaa","tag-ryanair","tag-turkish-airlines","tag-unied-airlines"],"wps_subtitle":"BR\u00c8VES","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18002","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18002"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18002\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18084,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18002\/revisions\/18084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18002"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18002"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18002"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}