{"id":16453,"date":"2018-08-21T18:31:34","date_gmt":"2018-08-21T17:31:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=16453"},"modified":"2018-08-21T18:33:12","modified_gmt":"2018-08-21T17:33:12","slug":"ile-de-paques-le-gouvernement-chilien-prend-des-mesures","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/ile-de-paques-le-gouvernement-chilien-prend-des-mesures\/","title":{"rendered":"Ile de P\u00e2ques : Le gouvernement chilien prend des mesures"},"content":{"rendered":"<p>Pour g\u00e9rer l&#8217;afflux de visiteurs, le gouvernement chilien a pris une s\u00e9rie de mesures r\u00e9glementant l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00eele de P\u00e2ques.<\/p>\n<p>En octobre 2017, l\u2019\u00eele de P\u00e2ques, de son vrai nom Rapa Nui (qui signifie le nombril du monde), s&#8217;\u00e9tait prononc\u00e9e massivement, par r\u00e9f\u00e9rendum, en faveur d&#8217;un contr\u00f4le renforc\u00e9 des flux touristiques, qui posent de s\u00e9rieux probl\u00e8mes. Le ras-le-bol des habitants de l\u2019\u00eele s\u2019est notamment manifest\u00e9 en ao\u00fbt 2017 par un blocage de l\u2019a\u00e9roport. Leur grief va en premier lieu aux personnes venant du \u00ab\u00a0conti\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des autres Chiliens et de ceux du P\u00e9rou ou de l\u2019Equateur qui sont les plus proches. La crainte d\u2019une perte de contr\u00f4le sur les personnes \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00eele est \u00e0 l\u2019ordre du jour. La population de l\u2019\u00eele a doubl\u00e9 en quelques d\u00e9cennies avec un total actuel de 7 750 r\u00e9sidents permanents, dont 40 % de natifs. Un texte de loi impose maintenant des conditions pour s&#8217;installer durablement sur l\u2019\u00eele : Il faut \u00eatre le p\u00e8re, la m\u00e8re, le conjoint ou le fils d&#8217;un membre de la communaut\u00e9 autochtone des Rapa Nui. Seuls les fonctionnaires, les salari\u00e9s d&#8217;organisations travaillant pour le compte de l&#8217;\u00c9tat et ceux qui d\u00e9veloppent une activit\u00e9 \u00e9conomique ind\u00e9pendante peuvent y r\u00e9sider avec leurs familles. Pour tout visiteur souhaitant acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00eele et ses monumentales statues Moa\u00ef, il faut maintenant remplir un formulaire, avoir une r\u00e9servation dans un h\u00f4tel ou avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par un insulaire et pr\u00e9senter ses billets d\u2019avion ou de bateau aller et retour. La dur\u00e9e maximum de s\u00e9jour autoris\u00e9 est pass\u00e9e de 90 \u00e0 30 jours.<\/p>\n<p>&#8220;Nous ne rejetons pas les touristes&#8221;, dit Luz Zasso Poa la maire du chef-lieu de l\u2019\u00eele. \u00ab\u00a0Le tourisme repr\u00e9sente 80 % de notre \u00e9conomie et le futur de nos enfants&#8221;. Sur le mod\u00e8le de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, aucune industrie n&#8217;est install\u00e9e sur cette \u00eele du Pacifique. Tout vient du continent, y compris le gaz, ce qui explique les prix \u00e9lev\u00e9s: un kilo de pain vaut 800 pesos (1,10 euro) \u00e0 Santiago mais est vendu 2 000 pesos (2,80 euros) \u00e0 Rapa Nui.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cosyst\u00e8me\u00a0: luz Zasso Poa ne rejette pas les touristes en bloc, mais elle s\u2019inqui\u00e8te de la fr\u00e9quentation galopante du site class\u00e9 au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO et dont l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me est mis en p\u00e9ril. 116 000 touristes y ont s\u00e9journ\u00e9 en 2017. Les habitants de l\u2019\u00eele se plaignent, par exemple, de la surexploitation et de la mauvaise utilisation des ressources de l&#8217;\u00eele, l&#8217;exc\u00e8s de consommation d&#8217;eau ou d&#8217;\u00e9nergie \u00e9lectrique, de m\u00eame que de la pression\u00a0 immobili\u00e8re (surtout les h\u00f4tels) ayant une incidence sur la faune et la flore et sur la gestion des d\u00e9chets.<\/p>\n<p>G\u00e9rard Blanc<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sources\u00a0: France 24, Le Monde<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour g\u00e9rer l&#8217;afflux de visiteurs, le gouvernement chilien a pris une s\u00e9rie de mesures r\u00e9glementant l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00eele de P\u00e2ques.<br \/>\nEn octobre 2017, l\u2019\u00eele de P\u00e2ques, de son vrai nom Rapa Nui (qui signifie le nombril du monde), s&#8217;\u00e9tait prononc\u00e9e massivement, par r\u00e9f\u00e9rendum, en faveur d&#8217;un contr\u00f4le renforc\u00e9 des flux touristiques, qui posent de s\u00e9rieux probl\u00e8mes. Le ras-le-bol des habitants de l\u2019\u00eele s\u2019est notamment manifest\u00e9 en ao\u00fbt 2017 par un blocage de l\u2019a\u00e9roport. Leur grief va en premier lieu aux personnes venant du \u00ab conti \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des autres Chiliens et de ceux du P\u00e9rou ou de l\u2019Equateur qui sont les plus proches. La crainte d\u2019une perte de contr\u00f4le sur les personnes \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00eele est \u00e0 l\u2019ordre du jour. La population de l\u2019\u00eele a doubl\u00e9 en quelques d\u00e9cennies avec un total actuel de 7 750 r\u00e9sidents permanents, dont 40 % de natifs. Un texte de loi impose maintenant des conditions pour s&#8217;installer durablement sur l\u2019\u00eele : Il faut \u00eatre le p\u00e8re, la m\u00e8re, le conjoint ou le fils d&#8217;un membre de la communaut\u00e9 autochtone des Rapa Nui. Seuls les fonctionnaires, les salari\u00e9s d&#8217;organisations travaillant pour le compte de l&#8217;\u00c9tat et ceux qui d\u00e9veloppent une activit\u00e9 \u00e9conomique ind\u00e9pendante peuvent y r\u00e9sider avec leurs familles. Pour tout visiteur souhaitant acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00eele et ses monumentales statues Moa\u00ef, il faut maintenant remplir un formulaire, avoir une r\u00e9servation dans un h\u00f4tel ou avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par un insulaire et pr\u00e9senter ses billets d\u2019avion ou de bateau aller et retour. La dur\u00e9e maximum de s\u00e9jour autoris\u00e9 est pass\u00e9e de 90 \u00e0 30 jours.<br \/>\n&#8220;Nous ne rejetons pas les touristes&#8221;, dit Luz Zasso Poa la maire du chef-lieu de l\u2019\u00eele. \u00ab Le tourisme repr\u00e9sente 80 % de notre \u00e9conomie et le futur de nos enfants&#8221;. Sur le mod\u00e8le de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, aucune industrie n&#8217;est install\u00e9e sur cette \u00eele du Pacifique. Tout vient du continent, y compris le gaz, ce qui explique les prix \u00e9lev\u00e9s: un kilo de pain vaut 800 pesos (1,10 euro) \u00e0 Santiago mais est vendu 2 000 pesos (2,80 euros) \u00e0 Rapa Nui.<br \/>\nL\u2019\u00e9cosyst\u00e8me : luz Zasso Poa ne rejette pas les touristes en bloc, mais elle s\u2019inqui\u00e8te de la fr\u00e9quentation galopante du site class\u00e9 au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO et dont l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me est mis en p\u00e9ril. 116 000 touristes y ont s\u00e9journ\u00e9 en 2017. Les habitants de l\u2019\u00eele se plaignent, par exemple, de la surexploitation et de la mauvaise utilisation des ressources de l&#8217;\u00eele, l&#8217;exc\u00e8s de consommation d&#8217;eau ou d&#8217;\u00e9nergie \u00e9lectrique, de m\u00eame que de la pression  immobili\u00e8re (surtout les h\u00f4tels) ayant une incidence sur la faune et la flore et sur la gestion des d\u00e9chets.<br \/>\nG\u00e9rard Blanc <\/p>\n<p>Sources : France 24, Le Monde<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[7305,7304,7307,7306,9616,9607],"class_list":["post-16453","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-breves","tag-chili","tag-ile-de-paques","tag-luz-zasso-poa","tag-rapa-nui","tag-tourisme","tag-unesco"],"wps_subtitle":"BR\u00c8VES","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16453","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16453"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16453\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16454,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16453\/revisions\/16454"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16453"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}