{"id":16107,"date":"2018-05-14T17:03:14","date_gmt":"2018-05-14T16:03:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=16107"},"modified":"2018-05-28T23:34:42","modified_gmt":"2018-05-28T22:34:42","slug":"co2-et-trafic-aerien-de-vraies-mesures-ou-des-pansements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/co2-et-trafic-aerien-de-vraies-mesures-ou-des-pansements\/","title":{"rendered":"CO2 et trafic a\u00e9rien : de vraies mesures ou des pansements ?"},"content":{"rendered":"<p>La Su\u00e8de vient de d\u00e9cr\u00e9ter une taxe \u00e9cologique sur le transport a\u00e9rien. Certaines compagnies a\u00e9riennes revoient leurs plans de vol pour r\u00e9duire la consommation de carburant. Efforts louables, certes, pour r\u00e9duire les \u00e9missions de dioxyde de carbone mais n\u2019est-ce pas l\u00e0 une s\u00e9rie de pansements sur une h\u00e9morragie galopante\u00a0?<\/p>\n<p>Sous la pression des partis \u00e9cologistes et conf\u00e9rences sur le climat obligent, les pays s\u2019appliquent \u00e0 pr\u00e9senter des projets visant \u00e0 r\u00e9duire les effets sur l\u2019environnement des \u00e9missions de CO2 produites par le transport en g\u00e9n\u00e9ral, et a\u00e9rien en particulier. Pour exemple, selon le quotidien Dagens Nyheter, la Su\u00e8de a introduit, le 1er avril 2018 (ce n\u2019est pas un poisson\u00a0!) une taxe \u00e9cologique sur les billets d\u2019avion qui s\u2019\u00e9chelonnera entre 60 et 400 couronnes su\u00e9doises (environ 7 \u00e0 40 CHF) selon les parcours pr\u00e9vus. Les personnes exempt\u00e9es de cette taxe sont les \u00e9quipages, les b\u00e9b\u00e9s port\u00e9s dans les bras, les passagers faisant escale dans un a\u00e9roport local sans changer d\u2019avion, et certains passagers en transit. 53% des Su\u00e9dois seraient\u00a0 favorables \u00e0 ce pr\u00e9l\u00e8vement fiscal, sauf un parti d\u2019opposition qui pr\u00e9f\u00e9rerait un syst\u00e8me visant \u00e0 contraindre les compagnies a\u00e9riennes \u00e0 utiliser du biocarburant, argument controvers\u00e9 vue l\u2019utilisation inconsid\u00e9r\u00e9e des espaces agricoles \u00e0 des fins de cultures industrielles.<\/p>\n<p>Changer les plans de vol\u00a0: En r\u00e9gulant ses plans de vols en fonction des capacit\u00e9s de l\u2019appareil, mais aussi en tirant profit des courants dominants, la compagnie du Golfe Etihad Airways a r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 pouvoir r\u00e9duire significativement ses \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Elle compte bien, elle aussi, se mettre au biocarburant, mais son souci est le manque de terres cultivables de son \u00e9mirat. Un projet de ferme agricole en plein d\u00e9sert pour cultiver de la salicorne (plante qui se d\u00e9veloppe dans l\u2019eau sal\u00e9e) \u00e0 base d\u2019eau de mer est \u00e0 l\u2019\u00e9tude. L\u2019objectif d\u2019Etihad Airways aurait r\u00e9duit d\u2019environ 200&#8217;000 tonnes ses \u00e9missions de carbone en 2017. La compagnie du Golfe n\u2019est pas la seule \u00e0 exp\u00e9rimenter les \u00e9conomies de carburant. Ainsi, en mars dernier, Iberia essayait un nouveau projet d\u2019optimisation des routes a\u00e9riennes entre l\u2019Europe et le continent am\u00e9ricain. Dans le cas du transporteur espagnol, il s\u2019agissait d\u2019am\u00e9liorer les communications entre la base a\u00e9rienne et le pilote. Les plans de vol peuvent ainsi \u00eatre modifi\u00e9s en temps r\u00e9el en fonction des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques et des vents. Mais ne nous leurrons pas, plus que le respect de l\u2019environnement c\u2019est avant tout le co\u00fbt que repr\u00e9sentent les carburants issus de l\u2019\u00e9nergie fossile qui sont la premi\u00e8re pr\u00e9occupation pour autant, encore, que le biocarburant repr\u00e9sente une \u00e9conomie, ce qui ne semble pas encore \u00eatre prouv\u00e9. Depuis octobre 2014, Air France effectue des essais sur la ligne Paris-Toulouse avec 10 % de farnesane, une substance \u00e9labor\u00e9e \u00e0 partir de d\u00e9chets de canne \u00e0 sucre. Si les premi\u00e8res \u00e9tudes promettent une r\u00e9duction de 80 % des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre avec ces combustibles agricoles, ils doivent n\u00e9anmoins \u00eatre m\u00e9lang\u00e9s \u00e0 du k\u00e9ros\u00e8ne, qui reste, lui, fortement \u00e9metteur.<\/p>\n<p>A se faire dresser les cheveux sur la t\u00eate\u00a0: Selon les statistiques diffus\u00e9es par la DGAC fran\u00e7aise (direction g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019aviation civile), une tonne de CO2 \u00e9mise par un avion correspond \u00e0 un vol aller et retour Paris\/New-York pour une personne (environ 12 000 km) ou encore six allers et retours Paris\/Marseille pour une personne. Comparativement, cela correspond \u00e0 6 200 km avec une voiture moyenne de petite cylindr\u00e9e, 8 700 km avec une voiture neuve de petite cylindr\u00e9e ou encore 5 300 km avec un 4X4 neuf. \u00a0Parmi les activit\u00e9s humaines susceptibles d&#8217;alt\u00e9rer l&#8217;environnement, l&#8217;aviation m\u00e9rite donc une attention soutenue.\u00a0 De plus, l\u2019industrie du transport a\u00e9rien poss\u00e8de, d&#8217;une part, un taux de croissance \u00e9lev\u00e9, soit 9% par an entre 1960 et 1990, stabilis\u00e9 depuis \u00e0 environ 2% par an. Elle rejette, enfin, ses \u00e9missions non pas \u00e0 la surface terrestre, mais directement dans la r\u00e9gion de la tropopause o\u00f9 leur potentiel d&#8217;impact sur l&#8217;atmosph\u00e8re se trouve d\u00e9multipli\u00e9. Par contre, les a\u00e9roports montrent que les concentrations en polluants sont inf\u00e9rieures aux concentrations mesur\u00e9es au c\u0153ur des grandes villes.<\/p>\n<p>Les arm\u00e9es s\u2019en m\u00ealent\u00a0: Les ministres des transports et des repr\u00e9sentants des autorit\u00e9s militaires de Belgique, de France, d\u2019Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Suisse ont sign\u00e9 le 2 d\u00e9cembre 2010 \u00e0 Bruxelles un trait\u00e9 sur un bloc d\u2019espace a\u00e9rien fonctionnel commun ou &#8220;Functional Airspace Block Europe Central &#8221; (FABEC). Son but est de g\u00e9rer l\u2019espace a\u00e9rien europ\u00e9en en faisant abstraction des fronti\u00e8res nationales et de rendre les services de navigation a\u00e9rienne mieux int\u00e9gr\u00e9s et plus performants. Il devrait aussi permettre, d\u2019ici 2020, d\u2019augmenter le trafic a\u00e9rien d\u2019environ 50%. Au lieu d\u2019\u00eatre g\u00e9r\u00e9 par pays, l\u2019espace a\u00e9rien europ\u00e9en serait\u00a0 \u00e0 terme divis\u00e9 en 9 lots g\u00e9ographiques, chacun d\u2019entre eux form\u00e9 par plusieurs pays se regroupant de mani\u00e8re volontaire. En consid\u00e9rant les objectifs du FABEC, il ne s\u2019agit donc aucunement de r\u00e9duire le trafic a\u00e9rien d\u00e9brid\u00e9 en se d\u00e9barrassant de ce probl\u00e8me \u00e9pineux qu\u2019est la pollution a\u00e9rienne et ses effets sur le r\u00e9chauffement climatique. Au-del\u00e0 de la seule pollution a\u00e9rienne, d\u2019autres effets n\u00e9gatifs risquent de s\u2019amplifier comme, par exemple, la surpopulation touristique des plages et des villes par l\u2019attrait de prix cass\u00e9s. Donc, pas question de r\u00e9duire le trafic a\u00e9rien alors que c\u2019est par l\u00e0 qu\u2019il faudrait commencer.<\/p>\n<p>Commentaires\u00a0: Quelles seront les cons\u00e9quences pour l\u2019agriculture si tout le monde se met au biocarburant\u00a0? Qu\u2019en sera-t-il pour le trafic a\u00e9rien si toutes les compagnies choisissent cette m\u00e9thode\u00a0? Se d\u00e9cidera-t-on \u00e0 diminuer le trafic a\u00e9rien plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 l\u2019augmenter\u00a0? Pour paraphraser Bob Dylan \u00ab\u00a0The answer, my friend, is blowing in the wind \u2026\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>G\u00e9rard Blanc<\/p>\n<p>Sources\u00a0: statistiques de la DGAC, Le Monde, La D\u00e9p\u00eache, Dagens Nyheter,<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Su\u00e8de vient de d\u00e9cr\u00e9ter une taxe \u00e9cologique sur le transport a\u00e9rien. Certaines compagnies a\u00e9riennes revoient leurs plans de vol pour r\u00e9duire la consommation de carburant. Efforts louables, certes, pour r\u00e9duire les \u00e9missions de dioxyde de carbone mais n\u2019est-ce pas l\u00e0 une s\u00e9rie de pansements sur une h\u00e9morragie galopante ?<br \/>\nSous la pression des partis \u00e9cologistes et conf\u00e9rences sur le climat obligent, les pays s\u2019appliquent \u00e0 pr\u00e9senter des projets visant \u00e0 r\u00e9duire les effets sur l\u2019environnement des \u00e9missions de CO2 produites par le transport en g\u00e9n\u00e9ral, et a\u00e9rien en particulier. Pour exemple, selon le quotidien Dagens Nyheter, la Su\u00e8de a introduit, le 1er avril 2018 (ce n\u2019est pas un poisson !) une taxe \u00e9cologique sur les billets d\u2019avion qui s\u2019\u00e9chelonnera entre 60 et 400 couronnes su\u00e9doises (environ 7 \u00e0 40 CHF) selon les parcours pr\u00e9vus. Les personnes exempt\u00e9es de cette taxe sont les \u00e9quipages, les b\u00e9b\u00e9s port\u00e9s dans les bras, les passagers faisant escale dans un a\u00e9roport local sans changer d\u2019avion, et certains passagers en transit. 53% des Su\u00e9dois seraient  favorables \u00e0 ce pr\u00e9l\u00e8vement fiscal, sauf un parti d\u2019opposition qui pr\u00e9f\u00e9rerait un syst\u00e8me visant \u00e0 contraindre les compagnies a\u00e9riennes \u00e0 utiliser du biocarburant, argument controvers\u00e9 vue l\u2019utilisation inconsid\u00e9r\u00e9e des espaces agricoles \u00e0 des fins de cultures industrielles.<br \/>\nChanger les plans de vol : En r\u00e9gulant ses plans de vols en fonction des capacit\u00e9s de l\u2019appareil, mais aussi en tirant profit des courants dominants, la compagnie du Golfe Etihad Airways a r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 pouvoir r\u00e9duire significativement ses \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Elle compte bien, elle aussi, se mettre au biocarburant, mais son souci est le manque de terres cultivables de son \u00e9mirat. Un projet de ferme agricole en plein d\u00e9sert pour cultiver de la salicorne (plante qui se d\u00e9veloppe dans l\u2019eau sal\u00e9e) \u00e0 base d\u2019eau de mer est \u00e0 l\u2019\u00e9tude. L\u2019objectif d\u2019Etihad Airways aurait r\u00e9duit d\u2019environ 200&#8217;000 tonnes ses \u00e9missions de carbone en 2017. La compagnie du Golfe n\u2019est pas la seule \u00e0 exp\u00e9rimenter les \u00e9conomies de carburant. Ainsi, en mars dernier, Iberia essayait un nouveau projet d\u2019optimisation des routes a\u00e9riennes entre l\u2019Europe et le continent am\u00e9ricain. Dans le cas du transporteur espagnol, il s\u2019agissait d\u2019am\u00e9liorer les communications entre la base a\u00e9rienne et le pilote. Les plans de vol peuvent ainsi \u00eatre modifi\u00e9s en temps r\u00e9el en fonction des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques et des vents. Mais ne nous leurrons pas, plus que le respect de l\u2019environnement c\u2019est avant tout le co\u00fbt que repr\u00e9sentent les carburants issus de l\u2019\u00e9nergie fossile qui sont la premi\u00e8re pr\u00e9occupation pour autant, encore, que le biocarburant repr\u00e9sente une \u00e9conomie, ce qui ne semble pas encore \u00eatre prouv\u00e9. Depuis octobre 2014, Air France effectue des essais sur la ligne Paris-Toulouse avec 10 % de farnesane, une substance \u00e9labor\u00e9e \u00e0 partir de d\u00e9chets de canne \u00e0 sucre. Si les premi\u00e8res \u00e9tudes promettent une r\u00e9duction de 80 % des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre avec ces combustibles agricoles, ils doivent n\u00e9anmoins \u00eatre m\u00e9lang\u00e9s \u00e0 du k\u00e9ros\u00e8ne, qui reste, lui, fortement \u00e9metteur.<br \/>\nA se faire dresser les cheveux sur la t\u00eate : Selon les statistiques diffus\u00e9es par la DGAC fran\u00e7aise (direction g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019aviation civile), une tonne de CO2 \u00e9mise par un avion correspond \u00e0 un vol aller et retour Paris\/New-York pour une personne (environ 12 000 km) ou encore six allers et retours Paris\/Marseille pour une personne. Comparativement, cela correspond \u00e0 6 200 km avec une voiture moyenne de petite cylindr\u00e9e, 8 700 km avec une voiture neuve de petite cylindr\u00e9e ou encore 5 300 km avec un 4X4 neuf.  Parmi les activit\u00e9s humaines susceptibles d&#8217;alt\u00e9rer l&#8217;environnement, l&#8217;aviation m\u00e9rite donc une attention soutenue.  De plus, l\u2019industrie du transport a\u00e9rien poss\u00e8de, d&#8217;une part, un taux de croissance \u00e9lev\u00e9, soit 9% par an entre 1960 et 1990, stabilis\u00e9 depuis \u00e0 environ 2% par an. Elle rejette, enfin, ses \u00e9missions non pas \u00e0 la surface terrestre, mais directement dans la r\u00e9gion de la tropopause o\u00f9 leur potentiel d&#8217;impact sur l&#8217;atmosph\u00e8re se trouve d\u00e9multipli\u00e9. Par contre, les a\u00e9roports montrent que les concentrations en polluants sont inf\u00e9rieures aux concentrations mesur\u00e9es au c\u0153ur des grandes villes.<br \/>\nLes arm\u00e9es s\u2019en m\u00ealent : Les ministres des transports et des repr\u00e9sentants des autorit\u00e9s militaires de Belgique, de France, d\u2019Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Suisse ont sign\u00e9 le 2 d\u00e9cembre 2010 \u00e0 Bruxelles un trait\u00e9 sur un bloc d\u2019espace a\u00e9rien fonctionnel commun ou &#8220;Functional Airspace Block Europe Central &#8221; (FABEC). Son but est de g\u00e9rer l\u2019espace a\u00e9rien europ\u00e9en en faisant abstraction des fronti\u00e8res nationales et de rendre les services de navigation a\u00e9rienne mieux int\u00e9gr\u00e9s et plus performants. Il devrait aussi permettre, d\u2019ici 2020, d\u2019augmenter le trafic a\u00e9rien d\u2019environ 50%. Au lieu d\u2019\u00eatre g\u00e9r\u00e9 par pays, l\u2019espace a\u00e9rien europ\u00e9en serait  \u00e0 terme divis\u00e9 en 9 lots g\u00e9ographiques, chacun d\u2019entre eux form\u00e9 par plusieurs pays se regroupant de mani\u00e8re volontaire. En consid\u00e9rant les objectifs du FABEC, il ne s\u2019agit donc aucunement de r\u00e9duire le trafic a\u00e9rien d\u00e9brid\u00e9 en se d\u00e9barrassant de ce probl\u00e8me \u00e9pineux qu\u2019est la pollution a\u00e9rienne et ses effets sur le r\u00e9chauffement climatique. Au-del\u00e0 de la seule pollution a\u00e9rienne, d\u2019autres effets n\u00e9gatifs risquent de s\u2019amplifier comme, par exemple, la surpopulation touristique des plages et des villes par l\u2019attrait de prix cass\u00e9s. Donc, pas question de r\u00e9duire le trafic a\u00e9rien alors que c\u2019est par l\u00e0 qu\u2019il faudrait commencer.<br \/>\nCommentaires : Quelles seront les cons\u00e9quences pour l\u2019agriculture si tout le monde se met au biocarburant ? Qu\u2019en sera-t-il pour le trafic a\u00e9rien si toutes les compagnies choisissent cette m\u00e9thode ? Se d\u00e9cidera-t-on \u00e0 diminuer le trafic a\u00e9rien plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 l\u2019augmenter ? Pour paraphraser Bob Dylan \u00ab The answer, my friend, is blowing in the wind \u2026 \u00bb.<br \/>\nG\u00e9rard Blanc<br \/>\nSources : statistiques de la DGAC, Le Monde, La D\u00e9p\u00eache, Dagens Nyheter,<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[51,6],"tags":[1316,2130,2622,7046,4035,1729,7047,5096,971],"class_list":["post-16107","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-breves","category-edito","tag-billets-davion","tag-co2","tag-dgac","tag-dyoxide-de-carbone","tag-etihad-airways","tag-iberia","tag-pollution-de-lair","tag-taxe","tag-trafic-aerien"],"wps_subtitle":"BR\u00c8VES","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16107"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16107\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16108,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16107\/revisions\/16108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}