{"id":15627,"date":"2024-04-22T00:41:11","date_gmt":"2024-04-21T23:41:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=15627"},"modified":"2026-02-16T16:07:14","modified_gmt":"2026-02-16T15:07:14","slug":"la-vallee-sacree-des-incas-au-perou-memoire-dune-civilisation-prestigieuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/la-vallee-sacree-des-incas-au-perou-memoire-dune-civilisation-prestigieuse\/","title":{"rendered":"La Vall\u00e9e sacr\u00e9e des Incas au P\u00e9rou, m\u00e9moire d\u2019une civilisation prestigieuse"},"content":{"rendered":"<p>De l\u2019a\u00e9roport de Cuzco \u00e0 l\u2019apoth\u00e9ose qu\u2019est le fabuleux site du Machu Picchu, la Vall\u00e9e sacr\u00e9e des Incas adjointe au plateau de Chinchero est, dans les Andes p\u00e9ruviennes, l\u2019\u00e2me du peuple quechua. C\u2019est l\u00e0 m\u00eame qu\u2019on prend conscience d\u2019une civilisation datant de plus de 4000 ans.<\/p>\n<p>La Vall\u00e9e sacr\u00e9e des Incas est, plus prosa\u00efquement, une portion du lit du rio Urubamba entre Pisac et Ollantaytambo. L\u2019eau de l\u2019Urubamba poursuit sa course dans les Andes pour rejoindre le rio Tambo et, finalement, alimenter l\u2019Amazone. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est insolite quand on r\u00e9alise que cette eau prend un chemin aussi long pour se jeter dans l\u2019Atlantique, alors que l\u2019oc\u00e9an le plus proche est le Pacifique. Cette vall\u00e9e embl\u00e9matique semble sortie d\u2019un album d\u2019Herg\u00e9 avec les montagnes aux sommets enneig\u00e9s en toile de fond, des champs d\u2019herbes parfois jaunies au second plan, et tout proche des torrents tumultueux de nombreuses rivi\u00e8res qui descendent des vall\u00e9es et des gorges attenantes.<\/p>\n<blockquote><p><strong>L\u2019altitude en toute s\u00e9r\u00e9nit\u00e9<\/strong><br \/>\nL\u2019altitude des Andes n\u2019est pas une mince affaire. La pression atmosph\u00e9rique diminue et l\u2019oxyg\u00e8ne se rar\u00e9fie. L\u2019organisme r\u00e9agit de deux mani\u00e8res : dans l\u2019imm\u00e9diat, la fr\u00e9quence de ventilation et la fr\u00e9quence cardiaque s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent. Le corps cherche \u00e0 capter davantage d\u2019air. Cette r\u00e9action co\u00fbte beaucoup d\u2019\u00e9nergie car elle fait travailler davantage les muscles respiratoires et le c\u0153ur. Dans un second temps, cette r\u00e9action c\u00e8de la place \u00e0 un m\u00e9canisme d\u2019augmentation du nombre de globules rouges, transporteurs d\u2019oxyg\u00e8ne. Ils mettent du temps \u00e0 se fabriquer. Il faudrait passer au moins une semaine en altitude pour voir augmenter leur production. On peut alors ressentir le ph\u00e9nom\u00e8ne du \u00ab mal de l\u2019altitude \u00bb qui se ressent diff\u00e9remment selon les conditions physique des uns ou des autres. Pour se maintenir en bonne sant\u00e9 en altitude, le Quechuas ont compris depuis des mill\u00e9naires qu\u2019en utilisant l\u2019effet diur\u00e9tique des feuilles de coca cela permettait d\u2019\u00e9liminer les toxines ayant une influence n\u00e9faste, notamment sur le c\u0153ur. Ils ont aussi compris, sans en conna\u00eetre les raisons scientifiques, qu\u2019absorber du sucre \u00e9tait \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fique. Il agit sur le corps pour acc\u00e9l\u00e9rer la production de globules rouges. Si le pisco (alcool local) est fort en sucre, la consommation quotidienne qu\u2019en font les Quechuas n\u2019est pas forc\u00e9ment un exemple \u00e0 suivre.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les nombreux sites arch\u00e9ologiques qui s\u2019y concentrent sont autant de t\u00e9moignages d\u2019une vie intense orchestr\u00e9e par la civilisation inca, dont le concept se basait sur le commerce, les \u00e9changes et le contr\u00f4le des microclimats favorables \u00e0 une agronomie incroyablement d\u00e9velopp\u00e9e pour cette \u00e9poque, \u00e0 savoir entre 1200 et 1532 apr\u00e8s J.C.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-15698\" src=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0848-455x682.jpg\" alt=\"\" width=\"185\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0848-455x682.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0848.jpg 683w\" sizes=\"auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px\" \/><\/p>\n<p>Les terres \u00e9taient divis\u00e9es en trois parties, suivant les ordres de l\u2019Etat. La r\u00e9colte de la premi\u00e8re partie \u00e9tait utilis\u00e9e comme offrande au dieu Soleil \u00e0 l\u2019occasion de rites. La seconde partie \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e au chef Inca (Sapa Inca), \u00e0 sa famille, \u00e0 ses serviteurs et ses soldats, et la derni\u00e8re se distribuait entre les travailleurs, les vieux, les malades, les veuves, les orphelins et, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 tous les absents pour des causes multiples, comme les obligations militaires ou les corv\u00e9es. Les tupus (terres distibu\u00e9es aux familles) comprenaient des terrains \u00e0 diff\u00e9rentes altitudes pour que les familles puissent diversifier leurs cultures. La vie de l\u2019empire inca \u00e9tait d\u00e9termin\u00e9e par deux syst\u00e8mes de production diff\u00e9rents&nbsp;: la culture des l\u00e9gumes et l\u2019\u00e9levage des lamas sur les hauts plateaux.<\/p>\n<div id=\"attachment_15700\" style=\"width: 465px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0931.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15700\" class=\"wp-image-15700 size-medium\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0931-455x303.jpg\" alt=\"Vue de la Vall\u00e9e depuis le Chemin de l'Inca\" width=\"455\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0931-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0931-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0931.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-15700\" class=\"wp-caption-text\">Vue de la Vall\u00e9e dpuis le Chemin de l&#8217;Inca \u00e0 Pisac<\/p><\/div>\n<p>Par principe, les Incas avaient d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019installer dans la montagne plut\u00f4t que sur la c\u00f4t\u00e9 p\u00e9ruvienne, ayant constat\u00e9 qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas le meilleur endroit pour vivre, et ce pour de multiples raisons (tremblements de terre, s\u00e9cheresse, influence d\u2019El ni\u00f1o et le manque de terres cultivables. Ils y ont am\u00e9nag\u00e9 un immense r\u00e9seau de voies de communication \u00e0 flanc de montagne, dont le plus fameux est le \u00ab&nbsp;Chemin Inca&nbsp;\u00bb. A leur arriv\u00e9e, les Espagnols ont d\u00e9plac\u00e9 tout le monde vers la c\u00f4te pour se trouver pr\u00e8s de la mer avec les cons\u00e9quences sociales, politiques et \u00e9conomiques encore pr\u00e9sentes aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0891.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-15702\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0891-455x303.jpg\" alt=\"Pisac\" width=\"200\" height=\"133\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0891-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0891-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/DSF0891.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a>La richesse arch\u00e9ologique de cette r\u00e9gion est aussi immense avec les sites incas tels que ceux qu\u2019on trouve \u00e0 Pisac, \u00e0 Chinchero, \u00e0 Ollantaytambo, \u00e0 Moray ou, surprise, aux salines de Maras.<\/p>\n<p><strong>Moray, le mod\u00e8le&nbsp;:<\/strong> \u00c0 premi\u00e8re vue, on dirait un grand amphith\u00e9\u00e2tre avec des terrasses dispos\u00e9es en cercles concentriques, et d\u2019autres de plus petites tailles \u00e0 proximit\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, il s&#8217;agissait d&#8217;un centre de recherche agronome inca o\u00f9 \u00e9taient pratiqu\u00e9es des exp\u00e9riences de culture. Si on conna\u00eet bien les collines (convexes), ont connait moins les dolines (concaves). Ces sont ces derni\u00e8res d\u00e9pressions qui ont \u00e9t\u00e9 abondamment exploit\u00e9es par les Incas afin de \u00ab domestiquer \u00bb les plantes, chaque terrasse offrant un microclimat diff\u00e9rent. Les arch\u00e9ologues ont d\u2019ailleurs baptis\u00e9e cette r\u00e9gion le \u00abCentre de recherche agricole inca\u00bb. La civilisation inca avait le souci de trouver en permanence des nouvelles plantes pour enrichir la vari\u00e9t\u00e9 de fruits et l\u00e9gumes, y compris des plantes tropicales. Outre la pomme de terre, la tomate ou les avocats, l\u2019agriculture qui avait le plus de valeur (on pourrait comparer aux puits de p\u00e9trole de nos jour) \u00e9tait celle de la feuille de coca. On plantait la bouture sur la terrasse la plus abrit\u00e9e pour, petit \u00e0 petit, l\u2019installer sur les terrasses sup\u00e9rieures, au fur et \u00e0 mesure de sa croissance. La plante s\u2019accoutumait progressivement au froid et pouvait affronter les rigueurs de l\u2019hiver. Des greniers \u00e9taient install\u00e9s dans les hauteurs pour une meilleure ventilation dans lesquels \u00e9taient stock\u00e9e de la nourriture (viandes et v\u00e9g\u00e9taux) souvent d\u00e9shydrat\u00e9e pour une conservation optimale.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5514.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-15703\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5514-455x303.jpg\" alt=\"Ollantaytambo\" width=\"200\" height=\"133\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5514-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5514-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5514.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a>Sur le m\u00eame principe&nbsp;:<\/strong> Tout aussi impressionnantes sont les ruines de Pisac, Chinchero ou d\u2019Ollantaytambo, mais dispos\u00e9es diff\u00e9remment de celles de Moray. Ce qui donne son charme aux terrasses de Chinchero est sa vue sur les sommets annon\u00e7ant ceux du Machu Picchu, ainsi que son \u00e9glise coloniale attenante et son village de tisserands. Pisac la majestueuse, que l&#8217;on visite par le Chemin de l&#8217;Inca \u00e0 flan de coteau, offre une vue vertigineuse&nbsp; sur la vall\u00e9e. Ollantaytambo est le point de d\u00e9part du train pour le Machu Picchu, mais a aussi son histoire propre. Son site arch\u00e9ologique est \u00e9galement fait de terrasses \u00e0 flanc de colline. Un plus est la vue plongeante sur le village et ses toits en tuile.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/MG_5664.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-15705 size-medium\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/MG_5664-455x303.jpg\" alt=\"Salinas de Maras\" width=\"455\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/MG_5664-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/MG_5664-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/MG_5664.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/a><br \/>\n<strong>Le sel de la terre&nbsp;:<\/strong> L\u2019une des d\u00e9couvertes les plus insolites et fascinantes de la vall\u00e9e sacr\u00e9e est celle des salines de Maras, proche du village troglodyte de Pichinccoto. On se croirait dans les marais salants de Gu\u00e9rande au milieu des montagnes&nbsp;! Il s\u2019agit de sel gemme venant de la terre, sorte de micro similitude avec le d\u00e9sert andin d\u2019Atacama. Ces salines sont exploit\u00e9es par les familles de Maras. L\u2019image est \u00e9poustouflante, avec cet \u00e9talage \u00e0 flanc de la montagne Quebrada de petites terrasses brunes cercl\u00e9es de blanc o\u00f9 s\u00e8che le sel dans l\u2019attente d\u2019une r\u00e9colte qui nourrira les villages andins des environs. Dans les marais salants, les paludiers sont inlassablement pli\u00e9s sur leur travail sous un soleil parfois implacable pour la r\u00e9colte de ce don de la nature.<\/p>\n<p><strong>Hutchuy Qosqo, le palais des Incas&nbsp;:<\/strong> Celle qu\u2019on appelle la &#8220;petite Cusco&#8221; surplombe la Vall\u00e9e sacr\u00e9e au-dessus du village de Lamay. C&#8217;est une ancienne r\u00e9sidence des souverains incas. On peut y acc\u00e9der en randonn\u00e9e au d\u00e9part de Tambomachay ou du village de Chinchero.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5810.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-15706 size-medium\" src=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5810-455x303.jpg\" alt=\"Quechuas\" width=\"455\" height=\"303\" srcset=\"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5810-455x303.jpg 455w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5810-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/IMG_5810.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/a><br \/>\n<span style=\"color: #999999;\"><em><strong>A la rencontre<\/strong><\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #999999;\"><em> \u00abVous voyez cette maison&nbsp;? Avez-vous remarqu\u00e9 le petit chiffon rouge accroch\u00e9 \u00e0 un poteau&nbsp;? C\u2019est une chichara, l\u00e0 o\u00f9 on peut boire cet alcool local qu\u2019on appelle la &nbsp;chicha. Elle est pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 base de ma\u00efs, d\u2019arachide, de manioc ou encore de riz, ingr\u00e9dients auxquels on ajoute des fruits. La fermentation dure deux mois et donne une boisson faible en alcool, un peu comme de la bi\u00e8re. Ici, les gens ne boivent pas seuls. Ils se r\u00e9unissent dans un espace convivial et socialisent en parlant des r\u00e9coltes et du temps, mais assez peu des probl\u00e8mes de la ville\u00bb raconte Kallpa, un Quechua qui a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Lima et qui nous accompagne. Il poursuit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tout \u00e0 l\u2019heure, vous risquez d\u2019\u00eatre choqu\u00e9 car vous trouverez des femmes vendant des&nbsp; cochons d\u2019Inde \u00e0 la broche. C\u2019est tr\u00e8s bon, vous savez, mais je sais qu\u2019en Europe, ce sont des animaux de compagnie. Si vous mourez de faim, pourquoi ne pas essayer&nbsp;?\u00bb On va de surprise en surprise en apprenant toutes les coutumes d\u2019un peuple qui peut en remontrer \u00e0 beaucoup d\u2019autres sur la terre, notamment en ce qui concerne l\u2019esprit de solidarit\u00e9, d\u2019hospitalit\u00e9 et le d\u00e9dain de la fi\u00e8vre du profit comme nous la connaissons dans notre monde moderne. Il n\u2019est pas rare qu\u2019au bord du chemin, des Quechuas vous adressent la parole en disant une formule traditionnelle&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ne mens pas, ne vole pas, ne sois pas paresseux&nbsp;\u00bb, \u00e0 laquelle il faut r\u00e9pondre&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quanpas inallataq&nbsp;\u00bb (qu\u2019il en soit de m\u00eame pour toi).&nbsp;<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Texte G\u00e9rard Blanc<\/strong><br \/>\n<strong>Photos G\u00e9rard Blanc et Isabelle Blanc<\/strong><\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n<p>\u00c0 lire aussi :<br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><a style=\"color: #ff0000;\" title=\"Lien permanent vers Les mille splendeurs du Machu Picchu\" href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=15433\">Les mille splendeurs du Machu Picchu <\/a><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><a style=\"color: #ff0000;\" title=\"Lien permanent vers La vierge d\u2019Almudena, une f\u00eate religieuse \u00e0 Cuzco\" href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=15182\" rel=\"bookmark\">La vierge d\u2019Almudena, une f\u00eate religieuse \u00e0 Cuzco<\/a><\/span><br \/>\n<a title=\"Lien permanent vers Hacienda Huyaoccari : fen\u00eatre sur les Andes p\u00e9ruviennes\" href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=15631\" rel=\"bookmark\"><span style=\"color: #ff0000;\">Hacienda Huyaoccari : fen\u00eatre sur les Andes p\u00e9ruviennes<\/span> <\/a><br \/>\n<a title=\"Lien permanent vers Cusco : la capitale p\u00e9ruvienne de l\u2019Inca Pachacutec\" href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=16438\" rel=\"bookmark\"><span style=\"color: #ff0000;\">Cusco : la capitale p\u00e9ruvienne de l\u2019Inca Pachacutec<\/span><\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=16730\">Lima : la cit\u00e9 des rois conquistadors<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">Infos pratiques<\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff0000;\">Y aller<\/span><\/h5>\n<p>En avion, KLM propose de bonnes correspondances de Gen\u00e8ve \u00e0 Lima via Amsterdam. Ensuite, plusieurs compagnies offrent la suite vers Cuzco avec Latam, Peruvian ou la lowcost Viva Air Peru.<\/p>\n<h5><span style=\"color: #ff0000;\">Site<\/span><\/h5>\n<p>www.visitperu.com<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ok<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":15656,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[26,12,5389],"tags":[6735,6719,6788,6789,9668,6732,6699,9663,6786,6784,6734,6730,6455,6721,6785,6720,6718],"class_list":["post-15627","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-amerique-du-sud","category-aladecouverte","category-perou","tag-chicha","tag-chinchero","tag-feuilles-de-coca","tag-hutchuy-qosqo","tag-inca","tag-moray","tag-ollantaytambo","tag-perou","tag-peru","tag-pisac","tag-pisco","tag-quebradas","tag-quechua","tag-rio-tambo","tag-salinas-de-maras","tag-urubamba","tag-vallee-sacree"],"wps_subtitle":"JE PARS \u00c0 LA D\u00c9COUVERTE","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15627","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15627"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15627\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22078,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15627\/revisions\/22078"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15656"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15627"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15627"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15627"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}