{"id":12875,"date":"2015-12-09T16:19:36","date_gmt":"2015-12-09T15:19:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/?p=12875"},"modified":"2019-03-28T19:34:14","modified_gmt":"2019-03-28T18:34:14","slug":"paludisme-le-point-de-loms","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jepars.ch\/magazine\/paludisme-le-point-de-loms\/","title":{"rendered":"Paludisme : le point de l\u2019OMS"},"content":{"rendered":"<p>De nouvelles estimations publi\u00e9es par l\u2019OMS montrent une augmentation importante du nombre des pays d\u00e9sormais sur la voie de l\u2019\u00e9limination du paludisme, les efforts de pr\u00e9vention ayant permis d\u2019\u00e9conomiser des millions de dollars sur le co\u00fbt des soins au cours des 14 derni\u00e8res ann\u00e9es dans de nombreux pays africains.<\/p>\n<p>Selon le Rapport sur le paludisme dans le monde 2015, publi\u00e9 aujourd\u2019hui, plus de la moiti\u00e9 (57) des 106 pays o\u00f9 la maladie s\u00e9vissait en 2000 ont r\u00e9ussi en 2015 \u00e0 r\u00e9duire d\u2019au moins 75 % les nouveaux cas de paludisme. Dans le m\u00eame laps de temps, 18 pays ont obtenu une diminution de 50 % \u00e0 75 % du nombre des cas de paludisme.<br \/>\nDepuis 2000, le taux de mortalit\u00e9 par paludisme a recul\u00e9 de 72 % dans la R\u00e9gion OMS des Am\u00e9riques, de 65 % dans la R\u00e9gion du Pacifique occidental, et de 64 % dans la R\u00e9gion de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale. Bien que la R\u00e9gion africaine continue \u00e0 payer le plus lourd tribut \u00e0 la maladie, l\u00e0 aussi les avanc\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 impressionnantes : au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, les taux de mortalit\u00e9 par paludisme ont chut\u00e9 de 66 % dans toutes les tranches d\u2019\u00e2ge, et de 71 % chez les enfants de moins de cinq ans, une population particuli\u00e8rement vuln\u00e9rable face \u00e0 la maladie.<\/p>\n<p>Extension de la lutte : Les progr\u00e8s sont dus, en grande partie, au d\u00e9ploiement massif d\u2019interventions, \u00e0 la fois efficaces et de faible co\u00fbt, visant \u00e0 lutter contre la maladie. Depuis 2000, pr\u00e8s d\u2019un milliard de moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es d\u2019insecticide ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9es en Afrique subsaharienne. En 2015, pr\u00e8s de 55 % des habitants de cette r\u00e9gion dormaient sous des moustiquaires, alors qu\u2019ils \u00e9taient moins de 2 % en 2000.<br \/>\nLes tests de diagnostic rapide font qu\u2019il est d\u00e9sormais plus facile de faire rapidement la distinction entre une fi\u00e8vre paludique et une autre fi\u00e8vre, ce qui permet un traitement appropri\u00e9 en temps voulu. Une forte augmentation de l\u2019utilisation des tests diagnostiques du paludisme a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans la R\u00e9gion africaine de l\u2019OMS : utilis\u00e9s dans 36 % des cas suspect\u00e9s de paludisme en 2005, ils le sont d\u00e9sormais dans 65 % des cas en 2014. Les combinaisons th\u00e9rapeutiques \u00e0 base d\u2019art\u00e9misinine, introduites \u00e0 grande \u00e9chelle au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s efficaces contre P. falciparum, le parasite responsable du paludisme chez l\u2019\u00eatre humain le plus dangereux et le plus largement r\u00e9pandu.<\/p>\n<p>On estime \u00e0 663 millions le nombre de cas de paludisme \u00e9vit\u00e9s en Afrique subsaharienne depuis 2001, r\u00e9sultat direct de l\u2019extension des trois principales interventions de lutte contre le paludisme : moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es d\u2019insecticide, pulv\u00e9risation d\u2019insecticide \u00e0 effet r\u00e9manent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des habitations et combinaisons th\u00e9rapeutiques \u00e0 base d\u2019art\u00e9misinine. Les moustiquaires ont eu le plus fort impact, repr\u00e9sentant environ 68 % des cas \u00e9vit\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 ces interventions.<\/p>\n<p>Le chemin est encore long : Malgr\u00e9 les progr\u00e8s, il reste d\u2019importants d\u00e9fis \u00e0 relever. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, environ 3,2 milliards de personnes \u2013 pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de la population mondiale \u2013 sont expos\u00e9es au risque de contracter le paludisme. En 2015, le nombre de nouveaux cas \u00e9tait estim\u00e9 \u00e0 214 millions, et les d\u00e9c\u00e8s \u00e0 environ 438 000. Des millions de personnes ne re\u00e7oivent toujours pas les services dont ils ont besoin pour pr\u00e9venir et traiter la maladie. En 2014, environ un tiers des populations expos\u00e9es au risque de paludisme en Afrique subsaharienne vivaient dans des foyers d\u00e9nu\u00e9s de la protection offerte par les moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es d\u2019insecticide ou la pulv\u00e9risation d\u2019insecticide \u00e0 effet r\u00e9manent.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, le nombre estim\u00e9 de cas de paludisme a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9 de 262 millions en 2000 (fourchette : 205 \u00e0 316 millions) \u00e0 214 millions en 2015 (fourchette : 149 \u00e0 303 millions). Le nombre de d\u00e9c\u00e8s dus au paludisme est pass\u00e9, selon les estimations, de 839 000 en 2000 (fourchette : 653 000 \u00e0 1,1 million) \u00e0 438 000 en 2015 (fourchette : 236 000 \u00e0 635 000).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nouvelles estimations publi\u00e9es par l\u2019OMS montrent une augmentation importante du nombre des pays d\u00e9sormais sur la voie de l\u2019\u00e9limination du paludisme, les efforts de pr\u00e9vention ayant permis d\u2019\u00e9conomiser des millions de dollars sur le co\u00fbt des soins au cours des 14 derni\u00e8res ann\u00e9es dans de nombreux pays africains.<\/p>\n<p>Selon le Rapport sur le paludisme dans le monde 2015, publi\u00e9 aujourd\u2019hui, plus de la moiti\u00e9 (57) des 106 pays o\u00f9 la maladie s\u00e9vissait en 2000 ont r\u00e9ussi en 2015 \u00e0 r\u00e9duire d\u2019au moins 75 % les nouveaux cas de paludisme. Dans le m\u00eame laps de temps, 18 pays ont obtenu une diminution de 50 % \u00e0 75 % du nombre des cas de paludisme.<br \/>\nDepuis 2000, le taux de mortalit\u00e9 par paludisme a recul\u00e9 de 72 % dans la R\u00e9gion OMS des Am\u00e9riques, de 65 % dans la R\u00e9gion du Pacifique occidental, et de 64 % dans la R\u00e9gion de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale. Bien que la R\u00e9gion africaine continue \u00e0 payer le plus lourd tribut \u00e0 la maladie, l\u00e0 aussi les avanc\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 impressionnantes : au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, les taux de mortalit\u00e9 par paludisme ont chut\u00e9 de 66 % dans toutes les tranches d\u2019\u00e2ge, et de 71 % chez les enfants de moins de cinq ans, une population particuli\u00e8rement vuln\u00e9rable face \u00e0 la maladie.<\/p>\n<p>Extension de la lutte : Les progr\u00e8s sont dus, en grande partie, au d\u00e9ploiement massif d\u2019interventions, \u00e0 la fois efficaces et de faible co\u00fbt, visant \u00e0 lutter contre la maladie. Depuis 2000, pr\u00e8s d\u2019un milliard de moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es d\u2019insecticide ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9es en Afrique subsaharienne. En 2015, pr\u00e8s de 55 % des habitants de cette r\u00e9gion dormaient sous des moustiquaires, alors qu\u2019ils \u00e9taient moins de 2 % en 2000.<br \/>\nLes tests de diagnostic rapide font qu\u2019il est d\u00e9sormais plus facile de faire rapidement la distinction entre une fi\u00e8vre paludique et une autre fi\u00e8vre, ce qui permet un traitement appropri\u00e9 en temps voulu. Une forte augmentation de l\u2019utilisation des tests diagnostiques du paludisme a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans la R\u00e9gion africaine de l\u2019OMS : utilis\u00e9s dans 36 % des cas suspect\u00e9s de paludisme en 2005, ils le sont d\u00e9sormais dans 65 % des cas en 2014. 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Les moustiquaires ont eu le plus fort impact, repr\u00e9sentant environ 68 % des cas \u00e9vit\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 ces interventions.<\/p>\n<p>Le chemin est encore long : Malgr\u00e9 les progr\u00e8s, il reste d\u2019importants d\u00e9fis \u00e0 relever. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, environ 3,2 milliards de personnes \u2013 pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de la population mondiale \u2013 sont expos\u00e9es au risque de contracter le paludisme. En 2015, le nombre de nouveaux cas \u00e9tait estim\u00e9 \u00e0 214 millions, et les d\u00e9c\u00e8s \u00e0 environ 438 000. Des millions de personnes ne re\u00e7oivent toujours pas les services dont ils ont besoin pour pr\u00e9venir et traiter la maladie. En 2014, environ un tiers des populations expos\u00e9es au risque de paludisme en Afrique subsaharienne vivaient dans des foyers d\u00e9nu\u00e9s de la protection offerte par les moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es d\u2019insecticide ou la pulv\u00e9risation d\u2019insecticide \u00e0 effet r\u00e9manent.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, le nombre estim\u00e9 de cas de paludisme a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9 de 262 millions en 2000 (fourchette : 205 \u00e0 316 millions) \u00e0 214 millions en 2015 (fourchette : 149 \u00e0 303 millions). 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