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La plongée sous-marine: l’embarras du choix

Requin léopard

Tout comme un safari, la recherche d’animaux marins rares ou spectaculaires (raies mantas, requins, etc.) conduit à une sorte de hit-parade des meilleurs sites de plongée sous-marine.

Beaucoup de pays plaident pour être des «paradis des plongeurs», Vrai ou faux? Un plongeur débutant, une fois passé les inconvénients matériels de la pure technique trouvera, dans un premier temps, tous les fonds sous-marins à son goût, tant le premier plaisir de ce sentiment de liberté et d’apesanteur dans l’élément marin sera pour lui une découverte et un plaisir. Rares sont les plongeurs blasés dès les premiers jours. Ou bien on est dégouté, ou bien on adore. Au fil des plongées, l’engouement s’émousse et fait place au besoin d’approcher des animaux plus spécifiques, un peu comme les «big five» des safaris. Et pourtant, il y a tant de belles choses sous la mer!

Par contre, on peut très bien admettre qu’on ne va pas faire la moitié du tour de la terre pour se trouver dans des lieux surpeuplés de plongeurs ou pollués. C’est pourquoi, de bouche à oreille sur le bateau qui part sur un site, les plongeurs se montrent leurs carnets de plongée et parlent de leurs bonnes ou mauvaises expériences.

Il y a aussi, sous toutes réserves, les forums d’Internet qui peuvent donner une certaine idée de la valeur d’un fond sous-marin. Sous toutes réserves car, comme pour un safari, nul ne peut promettre de trouver un requin-marteau ou une raie manta. Il y a comme toute activité sportive, les aléas de la météo, des saisons, des migrations, et bien d’autres facteurs imprévisibles. Les seules attractions garanties et, en principe immuables, sont les épaves, et encore, si la mer n’est pas trop agitée.

Un autre ingrédient est de savoir être disponible pour se rendre à certains endroits, par exemple, lors des périodes de frai ou d’accouplement, comme cela existe pour les requins-marteaux et les raies mantas dans l’atoll de Rangiroa (Polynésie française).

Une bonne méthode est aussi de se renseigner sur les sites de très haute fréquentation comme, par exemple, là où le nombre des plongeurs est beaucoup trop important. Cela peut laisser présager de l’état parfois désolant des fonds marins et surtout des coraux. Par contre, un élément positif sera de connaître les lieux qui font l’objet de réserves naturelles. La pêche y est interdite et le comportement des plongeurs y est surveillé afin qu’ils ne dépassent pas les zones balisées. Cela vous donnera une certaine garantie d’une faune sous-marine intacte.

Enfin, des renseignements sur les vacances scolaires des environs du site vous permettront de ne pas vous trouver au milieu d’une foule de plongeurs.

La rascasse volante (Pterois volitans)

Rascasse volante © OT Oman/Christophe Migeon

Quelques exemples

Le Belize: La réputation pour les plongeurs de ce petit pays d’Amérique centrale vient principalement des îles coralliennes Turneffe Islands et Amberis Caye. Jadis fief des pirates, ces îles sont la coqueluche des plongeurs venus de tous les coins de la planète.

La Guadeloupe: Le site mythique est bien entendu la réserve Cousteau au sud de Basse-Terre, là où fut tourné Le monde du silence. Un point positif: il n’y a aucun hôtel qui soit proche, ce qui a pour avantage que seuls les plongeurs et éventuels autres visiteurs motivés s’y retrouvent.

Les Tuamotus (Polynésie): Ces îles forment un vaste territoire en Polynésie française (1500 km de longueur et 500 km de largeur) et sont pratiquement toutes des paradis des plongeurs. Il serait difficile de déterminer parmi les quelque 77 atolls, lequel est le meilleur pour la plongée, tous étant de qualité égale. Le seul problème est l’accès, le centre de plongée et le logement sur place. Plusieurs centres sont installés à Rangiroa, Fakarava et Tikehau. Si les deux premières îles sont équipées depuis longtemps pour recevoir les visiteurs, la chose est relativement récente pour Tikehau. Les atolls encore peu explorés seraient ceux de Toau et Kaueh.

Les Marquises (Polynésie): Ces îles chères à Jacques Brel et Paul Gauguin sont encore peu visitées et permettent au plongeur de belles palanquées et de belles rencontres animales et végétales. Par contre, l’hébergement y est très limité ce qui demande des réservations longtemps à l’avance.

Palau: Se trouve à environ 800 km à l’est des Philippines et comporte un archipel d’environ 200 îles. C’est un pays indépendant depuis 1994. Outre les rencontres avec des dauphins et des raies mantas, on y trouve des sites géologiques superbes avec des grottes, des canyons et des tunnels sous-marins. Autre attraction d’importance: de nombreuses épaves datant de la Seconde Guerre mondiale. Enfin, ce qui ne gâche rien, la température moyenne de l’eau avoisine les 27 degrés. Le must: aller sur l’île d’Eil Malk pour plonger dans le Jellyfish Lake.

La tortue verte Chelonia mydas.

La tortue verte Chelonia mydas @ OT Oman/Christophe Migeon

Grande Barrière de Corail (Australie): Qui n’a pas entendu parler de cette destination, la plus grande barrière de corail au monde? Cette popularité peut aussi avoir ses inconvénients. Si Cairns peut être un bon point de départ pour un séjour de plongée, il ne faudra pas en rester là. Rassurez-vous, le récif est immense et qu’on aille au sud ou au nord de Cairns, celle ou celui qui fera un petit effort de recherche trouvera palme à son pied. Un site sympa au nord recommandé est Cape Tribulations.

Les Maldives: Elles sont toujours considérées comme le paradis des plongeurs et c’est, d’ailleurs, ce qui fait sa force touristique. La plupart des îlots de l’archipel sont des îles-hôtels et on y accède exclusivement par bateau depuis l’aéroport (sur une île aussi) de Malé. Les distractions étant quelque peu limitées sur chaque île, les distractions principales restent la lecture, la baignade, et la plongée avec des centres dans la plupart des îles.

Musandam (Oman): Au nord-ouest de la pointe de Musandam, qui forme le détroit d’Ormuz, se trouve une partie du sultanat d’Oman, entouré par l’émirat d’Abou Dhabi. C’est un lieu qui figure parmi ceux en tête du hit-parade des plongeurs, peut être juste après la Polynésie. C’est au large de la côte de Batinah que se trouve l’unique parc national marin d’Oman.

Mafia (Tanzanie): Il y a d’abord l’île de Mafia située à l’embouchure de la rivière Rufiji, au sud de la Tanzanie. Il faut vite y aller, car elle commence à être de plus en plus connue pour son parc marin.

Galápagos (Equateur): Nul besoin de présenter ces îles de rêve pour leur variété animale et végétale tant sur terre que sous la mer. Encore un autre paradis des plongeurs avec des fonds particulièrement poissonneux et riches en plancton apporté par le courant de Humbolt. Tortues marines, requins-marteaux et requins baleines sont au rendez-vous dans un parc marin protégé. Le seul moyen d’y accéder est en bateau de croisière.

Texte Jean-Jacques Gérard

Photo titre : Requin léopard © Stocklib/Kjersti Jorgensen

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