Touristes, si vous saviez...
ILS/ELLES FONT LE TOURISME

Gianni Sarno, malade chronique de l’«airlinite»

Lors de ses études à l’Ecole hôtelière de Come, Gianni Sarno n’aurait jamais imaginé qu’il attraperait cette maladie assez répandue dans le monde du tourisme qu’on appelle l’«airlinite».
Ses débuts professionnels ont été pour le compte de la compagnie ATI (à l’époque, la filiale d’Alitalia pour les vols internes en Italie), puis pour le compte d’Alitalia tout court en tant que stewart. Mais, après être passé dans plusieurs services, c’est dans la fonction de sales (commercial) qu’il s’est installé pour y exceller dans la suite de sa carrière.
Gianni SarnoContrairement à certaines idées préconçues, le sales a régulièrement des résultats de ventes à présenter auprès de sa direction, qu’elle soit en Suisse ou ailleurs, dans la hiérarchie du transporteur.
C’est en franchissant l’entrée de l’immeuble Alitalia à Roma-EUR que Gianni Sarno fut atteint par cette maladie très répandue parmi ses collègues.
C’est lors d’un voyage à Genève, qu’il tomba amoureux de la Suisse et de cette ville, et qu’il décida de s’y établir. Il fallait bien sûr rester dans l’aviation, et c’est Kuwait Airways qui, fin 1974, lui offrit un emploi de sales dans ses bureaux à Genève. Les compagnies du Golfe n’existaient pas encore, et Kuwait Airways avait quasiment le monopole au départ de Genève. Il se souvient qu’il eut une peine énorme pour organiser un petit groupe de 10 agents de voyages à destination de Dubaï car personne n’était à priori intéressé à s’y rendre, l’infrastructure hôtelière y étant quasi inexistante: les choses ont bien changé…
Vint ensuite Japan Airlines, qui tout en ne desservant pas Genève, employait 9 personnes pour une clientèle qui ne rechignait pas à payer des tarifs très élevés pour se rendre en classe affaire, voire première classe, au Japon. Cela aussi n’est plus pareil, car entretemps la compagnie a fermé ses portes en Suisse tout comme dans différents pays en Europe et dans le monde, on parle d’une suppression de 17 000 emplois.
Le parcours aérien de Gianni l’a aussi porté à diriger les compagnies Royal Brunei ainsi que All Nippon Airways, mais il est finalement revenu à ses anciens amours, à savoir Kuwait Airways, où il peut continuer à œuvrer pour promouvoir les services de cette compagnie qui est opérationnelle à Genève depuis plus de 50 ans, et dont les deux vols hebdomadaires Genève-Koweït offrent d’intéressantes correspondances pour l’Asie.
Sorti de l’aviation, quand il lui reste quelque loisir, Gianni Sarno se consacre à sa seconde passion qui est le tennis, où il se mesure volontiers à ses collègues d’autres compagnies aériennes.

Share

Une réponse à  to “Gianni Sarno, malade chronique de l’«airlinite»”

Laisser un commentaire

annoncer sur Je pars

Inscrivez-vous ici pour recevoir notre newsletter

Votre adresse mail :

 

Cliquez ici