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Jeux Olympiques 2024 : Paris contre le partenariat CIO-Airbnb

L’annonce en novembre 2019 d’un partenariat entre le Comité olympique international et Airbnb a déclenché la colère des hôteliers parisiens.   L’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), par la voix de son président  Laurent Duc, dénonce un partenariat irrespectueux envers les professionnels de l’hôtellerie. Il s’élève contre l’immoralité de la plate-forme de réservation de logements qui se moque de la règlementation dans tous les pays du monde. Il  souligne aussi  le côté irrespectueux envers les professionnels de l’hôtellerie qui ont travaillé depuis la phase de candidature avec l’équipe d’organisation des JO 2024 à Paris. A souligner que le parc hôtelier de Paris et de sa région avait été un élément important de la constitution du dossier de candidature de la ville de Paris.

Le contrat signé entre Airbnb et le CIO (Comité international olympique) a été signé pour une période allant jusqu’en 2028 (5 éditions des jeux, à commencer par Tokyo en 2020) et représentant environ 500 millions de dollars. Ce partenariat  comprendra notamment  une publicité gigantesque aux abords des  lieux de compétitions, une façon de redonner à la marque une renommée quelque peu ternie ces derniers temps.  Cette approche est particulièrement cruciale pour la société américaine à l’orée de son entrée en bourse.

Cet épisode ravive à nouveau les tensions au sujet du groupe américain et repose les  questions maintes fois soulevées par l’hôtellerie dans le monde entier : N’est-il-pas temps que l’hébergement Airbnb réponde aux mêmes contraintes et normes que les hôtels en matière de sécurité, d’accessibilité et d’accueil 24/24 pour assurer la même protection aux clients ? Faut-il revenir sur les contrats globalisés passés entre les hôteliers et l’équipe d’organisation des JO ?

A Paris, les hôteliers ne sont pas seuls à mener ce combat. La mairie de Paris dénonce en permanence les conséquences de l’activité de la plate-forme sur l’offre de logements dans la capitale française et envisage d’interdire purement et simplement les locations Airbnb dans certains arrondissements.  Anne Hidalgo, la Maire de Paris s’est engagée à  organiser un référendum pour définir les bonnes conditions d’usages d’Airbnb  une fois les élections municipales passées.  A la mi-décembre 2019, elle vient d’adresser une lettre au président du CIO Thomas Bach, pour  l’avertir des  risques qu’il prenait en acceptant le partenariat avec la plate-forme de location, ce qui engendre un phénomène d’augmentation des prix des loyers et l’aggravation de la pénurie de logements  à Paris. Elle a également souligné dans sa missive  au président du CIO que les villes qui accueillent les JO seront toutes  victimes des activités prédatrices de cet d’opérateur.

Pour rappel, la mairie de Paris a assigné  en justice, en février 2019, Airbnb, qui est passible d’une amende de 12,5 millions d’euros pour avoir mis en ligne 1000 logements non-officiellement  enregistrés.

La grogne des hôteliers n’est pas de bon augure pour le CIO qui prévoyait de signer un contrat avec l’Umih pour le logement des officiels et de la famille olympique. Les hôteliers parisiens  risquent de  refuser de signer ce contrat, ce qui mettrait le CIO en grande difficulté.

 

Sources : Le Figaro>/RTL/Le Parisien/Le Point

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