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Les voyagistes suisses s’engagent pour les droits humains

On peut parfois critiquer œillères des associations ou organisations qui défendent strictement les intérêts financiers de leurs adhérents sans se préoccuper des possibles retombées de leurs activités. Il faut pourtant admettre que, la FSAV (Fédération suisse des agences de voyages), après l’action contre le tourisme pédophile, montre sa détermination à moraliser la profession de voyagiste en s’engageant en faveur des droits de l’homme.

Quelles sont les conditions de travail des collaborateurs locaux actifs dans le secteur du tourisme? La population indigène est-elle suffisamment respectée?

Quelle est la charge imposée aux porteurs dans le cadre de trekkings? Certains secteurs sont-ils liés au travail des enfants, voire à la prostitution enfantine? Voilà plusieurs questions concrètes que la FSAV pose à ses 810 membres pour les sensibiliser davantage à ces problèmes récurrents.

«Respecter les droits de l’homme – un devoir pour la branche» a été le thème d’une rencontre organisée le 11 juin 2014 à Zurich, a l’issue de laquelle la participation de l’association à la table ronde «Droits de l’homme dans le tourisme» a été officiellement adoptée.

«Il est dans l’intérêt de notre clientèle, de nos partenaires commerciaux, mais avant tout des habitants des destinations de voyage, que nos activités ne violent pas les droits de l’homme», explique Walter Kunz, directeur de la FSAV. Car la qualité des prestations ainsi que le succès des entreprises reposent en fin de compte sur ces personnes. En instaurant un dialogue avec leurs collaborateurs et avec les partenaires externes, nous voulons assumer concrètement le devoir de diligence qui nous incombe en termes de droits de l’homme et fixer des buts visant à une amélioration constante», ajoute Walter Kunz.

C’est le Groupe de travail Tourisme et Développement qui fait office de point de contact pour la table ronde «Droits de l’homme dans le tourisme» en Suisse. Son rôle consiste à fournir des informations aux membres de la FSAV et à les sensibiliser à ce sujet dans le cadre de workshops. Quant à la mise en œuvre dans la pratique, elle est au final du ressort des organisateurs, qui négocient les contrats avec les partenaires locaux.

«Le sujet des droits humains n’est pas nouveau pour le tourisme, mais c’est une thématique qui oblige la branche à emprunter de nouvelles voies. Car elle englobe tout une série de mesures quant aux conditions de travail ainsi que la protection contre la discrimination et la protection du droit des enfants, des femmes et des populations indigènes en général. Nos entreprises ont une responsabilité accrue dans ce domaine», conclut Walter Kunz.

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